Un investissement majeur pour le nouveau nucléaire en France, avec la construction de six réacteurs de puissance.
Lors d'un Conseil de politique nucléaire (CPN) organisé le 12 mars 2026, le président Emmanuel Macron a annoncé que le Livret A financera 60 % de l'EPR 2. Ce programme ambitieux vise à construire six nouveaux réacteurs de haute capacité à Penly, Gravelines et Bugey. L'Élysée a précisé que « le prêt bonifié de l’État sera financé par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts », soulignant ainsi l'importance des fonds d'épargne dans le financement des infrastructures nucléaires.
Un chantier d'avenir : la centrale de Penly
Le CPN a également marqué son engagement à ce que la décision d'investissement finale soit prise par EDF « avant la fin de l’année 2026 », avec une première mise en service attendue d'ici 2038. Le président a encouragé EDF et l'État à finaliser les échanges avec la Commission Européenne de manière effective et coordonnée. Cela fait partie d'un objectif plus global pour maîtriser les coûts de construction, estimés à 72,8 milliards d'euros, tel qu'indiqué par les derniers rapports.
En visitant le chantier à Penly, Macron a réaffirmé l'importance du nucléaire pour la compétitivité et la sécurité énergétique de la France. « Nous ne pourrons pas relever les défis du climat sans le nucléaire », a-t-il déclaré, considérant ce projet comme « le chantier du siècle ». Il a ensuite exprimé sa satisfaction face à un regain d'intérêt pour l'énergie nucléaire en Europe, après une période d'incertitude post-Fukushima.
Le président de la République a également évoqué les petits réacteurs modulaires (SMR) qui font partie de cette nouvelle stratégie nucléaire et a exprimé l'espoir que cet effort marquera un tournant pour les générations à venir. « Avec ce chantier du siècle, nous bâtissons pour le futur », a-t-il conclu, faisant écho à la nécessité de préparer le terrain pour les nouvelles technologies énergétiques.
Avec l'AFP







