L'île a été touchée lundi par une coupure d'électricité sans précédent. Bien que le réseau ait été restauré dans les quinze provinces, des délestages continuent en raison de la faible production d'énergie.
Cette coupure, la sixième en un an et demi, a duré plus de vingt-quatre heures. Les autorités ont confirmé le rétablissement du réseau électrique sur l'ensemble du territoire mardi 17 mars, permettant à de nombreux quartiers de La Havane, où résident 1,7 million d'habitants, de retrouver le courant, comme l'a rapporté l'Agence France-Presse (AFP).
En dehors de cette coupure, le gouvernement cubain fait face à une pression accrue de la part de Washington. Marco Rubio, sénateur américain d'origine cubaine, a déclaré que les initiatives récentes de La Havane pour permettre à la diaspora d'investir sur l'île étaient « loin d'être suffisantes ».
« Cuba souffre d'une économie inefficace et le régime en place ne parvient pas à répondre à cette crise. Des changements radicaux sont absolument nécessaires », a affirmé Rubio lors d'une conférence à la Maison Blanche.
Déclarations de Trump sur Cuba
« Nous avons des plans pour Cuba, et une action pourrait venir très bientôt », a ajouté le président Donald Trump, sans donner plus de détails. Ses déclarations font suite à des interrogations croissantes sur les actions américaines envers la situation cubaine.
La réponse du gouvernement cubain n'a pas tardé. Carlos Fernandez de Cossio, vice-ministre cubain des affaires étrangères, a critiqué les États-Unis pour mener « une guerre économique impitoyable » qui entrave les efforts de Cuba pour accéder aux marchés et aux ressources nécessaires au développement de son économie.
« Notre modèle politique n'est pas en négociation. La question de l'embargo reste un obstacle majeur pour toute coopération avec les entreprises américaines », a poursuivi Tanieris Dieguez, numéro deux de l'ambassade de Cuba à Washington.
Pour tenter de contrer la crise, le gouvernement cubain a récemment annoncé que la diaspora pourrait investir dans des secteurs clés comme l'agriculture et le tourisme, une décision qui constitue une rupture significative avec son modèle socialiste traditionnel.
Cuba au bord du gouffre économique
Cette ouverture intervient alors que l'économie de l'île est à un tournant critique, exacerbée par une crise de six ans ainsi qu'une dépendance accrue à l'égard du Venezuela pour ses livraisons de pétrole, qui sont désormais interrompues. Les autorités cubaines pointent du doigt les sanctions américaines comme facteurs principaux du blocus énergétique qui complique davantage la situation économique.
Avec des quartiers régulièrement plongés dans l'obscurité pour des durées conséquentes, la situation énergétique demeure précaire. Les économistes mettent en lumière le manque chronique d'investissement de l'État dans les infrastructures, tandis que La Havane évoque des entraves extérieures à son développement.
Les tensions entre Cuba et les États-Unis, aggravées par l'absence de soutien international et des menaces de sanctions, pourraient affecter la stabilité de l'île à long terme.







