Une vaste opération menée mercredi par la police à Rio de Janeiro a entraîné la mort de huit personnes, dont un chef de gang notoire. Selon les autorités, près de 150 agents du Bataillon d’opérations spéciales (Bope) ont été déployés dès l’aube dans plusieurs favelas près du quartier touristique de Santa Teresa.
Parmi les victimes, Claudio Augusto dos Santos, âgé de 55 ans, était un criminel recherché, visé par huit mandats d’arrêt pour des crimes allant du trafic de drogue à l’homicide. Le chef de la police militaire de Rio, Marcelo Menezes Nogueira, a déclaré lors d’une conférence de presse que dos Santos avait été abattu lors d’une fusillade. Considéré comme cadre du Comando Vermelho, l’un des plus puissants groupes criminels du pays, sa mort marque un coup dur pour le trafic de drogue local.
Des violences urbaines en représailles
L'opération a également causé la mort de six autres suspects désignés comme des « criminels », et 116 personnes ont été arrêtées. Malheureusement, un habitant du quartier a été tué après avoir été pris en otage avec sa femme par des criminels en fuite. Le feu croisé a malheureusement coûté la vie à l'homme, tandis que sa compagne a survécu. Les forces de l’ordre ont réussi à saisir 21 armes, une quantité impressionnante de 105 kg de cocaïne, et plus de 600 kg de marijuana.
Suite à cette intervention, des actes de violence ont éclaté dans le centre-ville de Rio, notamment des incendies de bus, des actions largement attribuées au Comando Vermelho. Cette opération survient après qu'une autre a causé plus de 120 morts fin 2025, tandis que diverses initiatives contre le crime organisé se poursuivent à travers 15 États du pays.
Des experts en sécurité, cités par Franceinfo, soulignent que la réponse policière pourrait exacerber la violence dans les favelas, créant un cycle de représailles.







