Dans un retournement de situation surprenant, Donald Trump a mentionné lundi une possible "négociation" avec un responsable iranien non précisé tout en annonçant un report de cinq jours pour de potentielles frappes contre des infrastructures vitales en Iran. Pendant ce temps, Israël réaffirme sa volonté de poursuivre ses opérations militaires contre la République islamique.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a fermement nié l'existence de négociations, qualifiant ces allégations de "fausses informations" destinées à manipuler les marchés financiers et pétroliers. Cette position a été rapportée par Axios, qui a également indiqué que Trump pourrait avoir eu des discussions avec des émissaires américains, dont Steve Witkoff et Jared Kushner.
Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a quant à lui affirmé avoir échangé avec Trump, mentionnant une opportunité d'exploiter les succès militaires pour un accord qui préserve les intérêts stratégiques d'Israël. Malgré cela, il reste déterminé à intensifier les frappes contre l'Iran et le Hezbollah au Liban. Cette matinée, l'armée israélienne a effectué de nouvelles frappes ciblant des positions du mouvement pro-iranien à Beyrouth.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté toute négociation formelle avec les États-Unis, bien que des messages d'intérêts mutuels auraient été transmis par l'intermédiaire de pays alliés. Il reste à voir si des rencontres formelles entre des délégations de deux pays, évoquées par Reuters, auront lieu au Pakistan cette semaine.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, n'a pas confirmé ces rumeurs, mais a souligné qu'aucune rencontre ne devrait être considérée comme officielle tant qu'elle n'est pas annoncée par le gouvernement.
Côté pakistanais, le Premier ministre Shehbaz Sharif a déclaré avoir pris contact avec le président iranien Massoud Pezechkian pour discuter de la paix dans la région.
Dans un message sur Truth Social, Trump a informé d'un report de "cinq jours" de toute action militaire, tout en prétendant qu'il y avait des "points d'accord majeurs" atteints avec un "haut responsable" iranien, qui n'était cependant pas le guide suprême, Mojtaba Khamenei. Il a cependant averti qu'une escalade militaire serait à prévoir si les négociations échouaient.
Ce changement de ton de Trump, juste avant l'ouverture de Wall Street, a provoqué une chute des prix du pétrole de plus de 10%, alors que les marchés financiers réagissaient avec un optimisme mesuré. Les indices boursiers européens, à l’exception de Londres, ont affiché des gains, tandis que Wall Street a également clôturé en hausse.
La situation actuelle représente une escalade significative de la tension au Moyen-Orient. Avec un ultimatum posé à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Trump a menacé de détruire le réseau électrique iranien, qui compte plus de 90 centrales. De telles actions pourraient entraîner une crise énergétique mondiale majeure, selon Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Dans un climat d'incertitude, les frappes israéliennes se poursuivent au Liban, avec des victimes signalées, illustrant les dangers d'une escalade militaire dans cette région déjà volatile. Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que l’objectif des frappes était de neutraliser des menaces semblant provenir des Gardiens de la Révolution iraniens.








