L'Iran a continué ses frappes ciblées sur des sites stratégiques dans le Golfe, et ce, malgré les menaces proférées par Donald Trump concernant l'île de Kharg, essentielle à son industrie pétrolière. Ce dernier a déclaré qu'il pourrait "anéantir" cette île si un accord n'était pas trouvé rapidement.
En soutien aux États-Unis, Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a affirmé que ses forces avaient atteint plus de la moitié de leurs objectifs dans cette guerre contre l'Iran, tout en restant vague sur les délais envisagés.
Ce mardi, un pétrolier koweïtien, complètement chargé, a subi une attaque iranienne près de Dubaï selon des rapports de l'agence de presse koweïtienne. L'attaque a causé des dommages matériels et un incendie à bord, entraînant également des risques de marée noire dans la région.
À Dubaï, quatre personnes ont été blessées en raison de débris tombés lors d'opérations de défense anti-aérienne, tandis que les autorités saoudiennes ont rapporté que huit missiles avaient été interceptés.
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a exhorté Riyad à "éliminer les forces américaines" de son territoire, justifiant que les frappes iraniennes ciblaient uniquement ses "agresseurs".
- "Interdiction de passage" -
Trump a prévenu, via sa plateforme Truth Social, que si le détroit d'Ormuz n'était pas réouvert, les États-Unis pourraient mener des attaques ciblées sur toutes les infrastructures énergétiques iraniennes, incluant l'île de Kharg, qui représenterait 90% des exportations de pétrole d'Iran.
Interrogé par Newsmax, Netanyahu a estimé que sa nation avait déjà franchi la moitié du chemin en matière de missions contre l'Iran.
De son côté, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a exprimé son optimisme quant à la possibilité d'engager un dialogue avec des représentants iraniens, après quelques échanges jugés positifs.
Cependant, en réaction aux exigences américaines, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet de loi qui impose des droits de passage pour les navires circulant par le détroit d'Ormuz, incluant une "interdiction de passage" pour les États-Unis et Israël, selon des médias d'État.
- Réunion du Conseil de sécurité -
À New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a convoqué une réunion d'urgence suite à la mort de trois Casques bleus indonésiens lors d'incidents graves au Liban, demandée par la France.
Deux Casques bleus ont été tués lundi par une explosion non identifiée, tandis qu'un autre est décédé dimanche lors d'un incident similaire.
Le conflit au Moyen-Orient, qui a éclaté le 28 février suite à une attaque américano-israélienne contre l'Iran, continue de perturber les marchés. Le cours du pétrole WTI a franchi pour la première fois depuis le début des hostilités la barre des 100 dollars le baril.
Le G7 Finances-Energie, en visioconférence, a exprimé sa volonté de prendre toutes les mesures nécessaires pour stabiliser le marché de l'énergie. Tandis que les bourses européennes ont résisté grâce à des progrès dans les négociations avec un potentiel nouveau régime iranien, Wall Street n'a pas suivi le mouvement.
"Wall Street sait désormais qu'il ne faut pas tout prendre au sérieux", a déclaré Sam Stovall, analyste chez CFRA.
- "S'effondrer de l'intérieur" -
Les frappes ont pris de l'ampleur, provoquant des coupures d'électricité à Téhéran. L'armée israélienne a bombardé une université liée aux Gardiens de la Révolution, accusée d'y mener des recherches sur des armements sophistiqués. Netanyahu a exprimé sa conviction que le régime iranien s'effondrerait de l'intérieur, mais a précisé que cela n'était pas l'objectif initial de l'action militaire israélienne.
Les frappes israéliennes en cours au Liban ont également intensifié les tensions, avec des évacuations dans plusieurs localités et le comptage de plus de 1.200 morts reportés par les autorités libanaises depuis le début du conflit avec le Hezbollah le 2 mars.
L'agence HRANA (Human Rights Activists News Agency) a répertorié près de 3.500 décès en Iran depuis le début des hostilités. Shahrzad, femme au foyer de Téhéran, a partagé son désespoir : "Les jours ordinaires me manquent, une vie sans explosions et sans peur de la mort."







