L'ancien Premier ministre se positionne comme le principal challenger de Jordan Bardella au second tour de l'élection présidentielle de 2027, selon un sondage Ipsos BVA pour RTL. Pourtant, il garde en mémoire le parcours de son mentor, Alain Juppé, dont les sondages l'annonçaient victorieux en 2017.
Avec l'élection présidentielle qui approche à grands pas, Édouard Philippe émerge comme le candidat privilégié à droite et au centre. D'après le dernier baromètre Ipsos BVA, 62 % des sympathisants de droite le désignent comme leur favori, le plaçant largement devant d'autres figures comme Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Cependant, Philippe choisit de garder une approche mesurée et désire maintenir son profil bas au moins jusqu'à l'été, comme l'a rapporté RTL.
Bien que certains de ses soutiens l'incitent à intensifier sa campagne après une victoire électorale à Havre, Philippe a clairement exprimé son intention de ne pas précipiter les choses. Au lieu de tenir un meeting inaugural à Paris, il optait pour un Tour de France, mais dans l'ombre, loin des projecteurs et des médias. Un de ses conseillers souligne : "Les Français ne pensent pas encore à l'élection présidentielle, il est donc préférable de ne pas surcharger l'agenda".
Un meeting est prévu avant l'été, mais une fois de plus, Philippe ne compte pas dévoiler trop de détails. Son programme, qui devait être présenté, pourrait encore être retardé. Cette discrétion pourrait irriter certains de ses proches, comme un ancien camarade qui déclare : "Attention, les Français n'affectionnent pas les candidats trop discrets". Philippe, néanmoins, se rappelle des sondages optimistes de 2016, anticipant la victoire de Juppé, et croit que prendre son temps pourrait lui permettre de briser le cycle des malédictions politiques.
Alors que la campagne prend forme, Édouard Philippe navigue habilement entre prudence et préparation, conscient que cette période d'attente est cruciale pour poser les bases d'une éventuelle victoire.







