Le gouvernement français s'apprête à déposer un amendement en faveur des zones à faibles émissions (ZFE), dans le cadre de la revalidation du projet de loi de simplification qui doit être soumis à l’Assemblée nationale en avril, comme l'a rapporté franceinfo. Initialement, les ZFE avaient été supprimées en janvier suite à un accord préoccupant entre les députés et sénateurs, mais elles pourraient reprendre vie grâce à cette nouvelle initiative.
Cette proposition vise à donner aux villes et métropoles la liberté d'implémenter les ZFE, élément phare des politiques environnementales du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Deux ministres ont collaboré pendant plusieurs semaines pour formuler un texte qui pourrait satisfaire une majorité au sein de l'Assemblée.
Néanmoins, la proposition doit d'abord recevoir l'aval de Matignon ce mercredi, avant d'être soumise au vote des parlementaires mi-avril. Si elle passe, le projet devra encore être validé par le Conseil constitutionnel, ajoutant ainsi une étape cruciale à son adoption.
Il convient de rappeler qu'en janvier dernier, les ZFE ont été éliminées grâce à la coalition des Républicains et du Rassemblement national, qui ont obtenu le soutien de certains députés macronistes et des membres de La France Insoumise. Introduites en 2019 et étendues en 2021, ces zones ont été instaurées pour réduire les émissions de particules fines en interdisant l'accès aux véhicules anciens et polluants, identifiés grâce aux vignettes Crit'Air. Économistes et écologistes du CRÉA (Centre de Recherche Écologique et d’Alternative) dénoncent cette décision et soulignent l'importance vitale des ZFE pour la santé publique et la protection de l’environnement.







