En pleine crise économique, Cuba s'apprête à recevoir un second pétrolier russe. Sergueï Tsiviliov, ministre de l'Énergie de Russie, a déclaré : «Cuba est sous blocus complet. Elle a été entièrement coupée. D’où est venue la livraison de pétrole ? Un navire russe a brisé ce blocus. Un second est en train d’être chargé».
Le premier pétrolier, le Anatoly Kolodkin, a récemment accosté à Matanzas, transportant 730.000 barils de brut, la première cargaison envoyée sur l'île depuis janvier. La situation économique de Cuba s'est aggravée, notamment à cause de la réduction des importations de pétrole en provenance du Venezuela, suite à des tensions géopolitiques avec les États-Unis. L'administration américaine a menacé de sanctionner tout pays qui soutiendrait l'île communiste.
Lors d'une conférence de presse, Tsiviliov a souligné : «Nous ne laisserons pas les Cubains dans la difficulté», illustrant la position de la Russie dans ce contexte complexe. Le Kremlin, représenté par son porte-parole Dmitri Peskov, a déjà abordé la question avec des homologues américains avant la livraison du pétrole, signalant une volonté d’évitement de tensions supplémentaires.
L'ancien président américain Donald Trump avait auparavant minimisé l'impact d'une telle livraison, déclarant : «Cuba est finie (...), qu'ils reçoivent ou non une cargaison de pétrole, ça n'aura aucune importance». Toutefois, la stratégie actuelle semble donner un répit aux citoyens cubains, en leur fournissant une aide indispensable dans une période où les ressources deviennent chaque jour plus précieuses.







