Rima Hassan, eurodéputée LFI, et son avocat, Me Vincent Brengarth, ont annoncé le 16 avril leur décision de saisir le Défenseur des droits. Cette démarche vise à dénoncer les conditions de sa garde à vue, ainsi que des fuites d'informations dans la presse, dont l'une a été rapidement démentie concernant une prétendue détention de drogue de synthèse.
Rima Hassan est déterminée à se battre contre la désinformation diffusée par certains médias à propos de sa garde à vue pour apologie du terrorisme, survenue le 2 avril. Son avocat exprime sa colère face aux policiers responsables de ces fuites, renforçant ainsi la décision de contacter le Défenseur des droits.
"Nous dénonçons des manquements déontologiques de la part des policiers durant la garde à vue de Rima Hassan. Nous avons demandé une enquête urgente," a précisé Me Vincent Brengarth sur le réseau social X.
Des mesures de surveillance jugées "disproportionnées" par Rima Hassan
Au-delà des révélations sur les fuites médiatiques, y compris celle démentie concernant une supposée drogue de synthèse, Rima Hassan conteste aussi les conditions de sa garde à vue. Elle déclare que les mesures prises à son encontre, comme le placement en cellule, une géolocalisation pendant trois mois et des questions intrusives sur sa pratique religieuse, sont manifestement excessives.
De nouvelles révélations publiées par Mediapart ont amené LFI à parler d'un "scandale d'État". Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a été questionné sur la mise sur écoute de l’eurodéputée. À l'Assemblée nationale, il a affirmé ne pas avoir été informé de la procédure avant la garde à vue. Cependant, Rima Hassan indique que ce ministre est en réalité "à l'origine du tout premier signalement" au Parquet suite à un tweet controversé.
Sur le même réseau social, elle a également dénoncé un mensonge du Parquet, qui a communiqué qu'il avait reçu des résultats négatifs sur la drogue le 8 avril, alors que Médiapart a révélé que ces résultats avaient été transmis le 4 avril.







