Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Marianne, paru le 15 avril, François Hollande a ouvertement exprimé son envie de redevenir président en 2027. L'ancien chef de l'État, redevenu député de Corrèze à l'été 2024 après une dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, semble déterminé à jouer un rôle clef dans la prochaine élection.
Hollande a expliqué : "J’ai une différence avec les autres : j’ai déjà été président et je n’ai pas été candidat à ma propre succession en 2017. Je ne cultive pas une relation passionnelle avec le pouvoir, mais avec la France. Je me prépare à être utile aujourd’hui." Ce message clair témoigne d'une volonté de reconquête de l'Élysée, mais aussi d'un approvisionnement en annotations sur le paysage politique actuel.
Récemment, lors d'une interview sur France 2, il avait déclaré qu'une candidature de la gauche réformiste serait indispensable pour 2027. Face à la question de savoir s'il pourrait lui-même être ce candidat, il a éludé la réponse tout en ajoutant qu'une telle candidature, si elle devait se concrétiser, serait vécue comme une opportunité de victoire.
Un sondage réalisé par Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche révèle cependant que, dans l'hypothèse de sa candidature, il ne rassemblerait que 8,5 % des voix. Ce chiffre, bien que faible, ne semble pas décourager l'ancien président qui rappelle : "Les sondages un an avant l’élection présidentielle ne reflètent souvent pas la réalité du scrutin." Ces paroles, reprises par de nombreux médias, illustrent une résilience politique qui pourrait s'avérer cruciale dans les mois à venir.







