À peine la nouvelle équipe municipale installée à Amboise, une première fracture apparaît au sein de l’opposition. L’une des élues de la liste de Maxime Maintier a annoncé sa décision de faire cavalier seul. Explications sur ce revirement.
Le 28 mars dernier, lors du conseil municipal d’installation d’Amboise, une première tension était palpable. Alors que l’opposition devait compter sept membres, elle n’en avait que six, Rachel Malnoury ayant délégué ses pouvoirs à Maxime Maintier. Un même constat a été effectué lors du conseil du 9 avril. Puis, quelques semaines après, l’élue, quatrième sur la liste, a décidé de siéger sous étiquette indépendante au conseil municipal ainsi qu’à la communauté de communes du Val d’Amboise.
L’annonce a été faite le lundi 20 avril sur les réseaux sociaux, où Rachel Malnoury a évoqué un mandat « fondé sur la confiance des électeurs », which ne saurait être « soumis à des pressions politiques ». Elle a également déclaré vouloir préserver son « indépendance » et refuser toute « instrumentalisation » de son mandat.
Contactée le mardi 21 avril, elle a précisé : « Il y a eu des tensions au sein du groupe, notamment suite à la fin de campagne. Je diverge sur plusieurs points, et j’ai décidé de rester élue, mais dans l'indépendance. » Elle souligne ne pas être en conflit avec Maxime Maintier, mais avoir des valeurs suffisamment distinctes pour justifier sa décision : « On n’est pas en conflit, mais on a pris des chemins différents. »
Une voix indépendante au conseil
Ancienne membre de l’association « Ensemble, agissons pour Amboise », Rachel Malnoury avait rejoint Maxime Maintier pour ses projets. « C’était un projet séduisant, avec des valeurs communes », confie-t-elle. Cependant, elle admet que des désaccords sont apparus lors de la campagne. « En côtoyant les gens, on peut réaliser qu’on n’est pas sur la même longueur d'onde. »
Cependant, elle ne souhaite pas abandonner son siège. « Je choisis de ne pas démissionner. Les électeurs ont bien voté pour moi, tout autant que pour l’équipe. Je vais remplir mon mandat autrement. » Riche d’une expérience en tant que juriste et fonctionnaire, elle se dit prête à mettre ses compétences au service de la ville. « Être indépendante ne signifie pas être seule. Je vais continuer à collaborer et voter lorsque cela sera nécessaire. »
Maxime Maintier, de son côté, désire minimiser cette dissension. « Il n’y a aucun conflit. Rachel a choisi de siéger de manière indépendante. C’est davantage une question de personnalité. » Il voit même cela comme une opportunité pour l’opposition : « Une opposition hétéroclite peut fonctionner. Cela peut enrichir notre vision. »
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