Le projet d'extension de la ligne à grande vitesse (LGV) vers Toulouse et Dax semble reprendre vie. Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, devaient rencontrer le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon pour discuter ce sujet crucial. Cependant, cette réunion a été annulée, semblant refléter un certain flou persistant autour du projet.
Cependant, selon une source proche du dossier, la décision d'annuler cette rencontre a été prise après enquête, avec la coopération des deux présidents de région. Alain Rousset a souligné que le Premier ministre était disposé à se déplacer dans le Sud-Ouest, potentiellement début mai, pour éclaircir la position de l'État sur cette question.
Des discussions en cours
De part et d'autre, il est assuré que des « discussions techniques » sont en cours. Alain Rousset évoque des « arguments robustes » en faveur de l'avancement du projet. Les attentes sont élevées, d'autant plus que des soutiens se mobilisent, incluant Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. Ces derniers se sont déclarés unis dans leur conviction quant à la pertinence de la LGV, soulignant son utilité et sa viabilité économique.
Carole Delga a été claire dans son message : « Si nous ne poursuivons pas ce projet, deux milliards d'euros seront perdus », indiquant ainsi la nécessité d'une décision rapide. En parallèle, des voix au sein de l'Assemblée régionale s'expriment sur l'urgence d'obtenir des réponses claires de la part du gouvernement.
Le casse-tête du financement et de l'approbation reste d'actualité, mais les autorités locales travaillent ensemble pour rassurer la population et maintenir la pression sur l'État. Le soutien économique et le potentiel d'un développement régional significatif sont des enjeux centraux. Ainsi, la future visite de Sébastien Lecornu est attendue comme un moment clé pour clarifier le sort de cette importante infrastructure.







