Dans une interview accordée aux "4 Vérités" le 30 avril, Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, a abordé la question cruciale de l'immigration, notamment en réaction aux commentaires d'Emmanuel Macron concernant les médecins étrangers formés hors de l'UE. Haddad a précisé sa position sur l'immigration économique, soulignant qu'elle doit être en adéquation avec des besoins clairement identifiés.
"Il est essentiel de faire respecter les règles en matière d'immigration", a déclaré le ministre. En évoquant les critiques du président sur les contraintes imposées aux médecins étrangers dans le système hospitalier français, Haddad rappelle qu'"il existe des règles spécifiques pour les métiers en tension". Il a exprimé son approbation pour une immigration économiquement choisie, tout en rejetant les "régularisations massives" mises en œuvre par certains pays voisins.
Dans le même entretien, le ministre a abordé le sujet de la taxation des superprofits des entreprises, après que Total a annoncé des bénéfices de 5,8 milliards de dollars en seulement trois mois. Le ministre a affirmé que la France ne fermait pas la porte à une taxation au niveau européen, tout en insistants sur le fait que la majorité des profits de Total proviennent de ses activités à l'étranger.
Haddad a réagi à la question des relations franco-américaines, évoquant les menaces de Donald Trump concernant le retrait des troupes américaines d'Allemagne. "Nous ne pouvons pas nous laisser influencer par les fluctuations des politiques américaines", a-t-il dit, insistant sur l'importance pour la France d'investir dans sa propre sécurité, en renforçant son armée et les coopérations défense européennes.
Pour ce qui est de l'immigration de travailleurs étrangers, Haddad a rappelé que la France dispose de dispositifs pour régulariser des professions où il y a des pénuries de main-d'œuvre. "Nous ne pouvons pas suivre l'exemple de l'Espagne ou de l'Italie en matière de régularisations massives. Ce que nos concitoyens attendent, c'est un cadre clair et que les règles soient respectées", a-t-il affirmé.
Il a également réitéré que les ressortissants étrangers doivent se conformer à la législation en vigueur et que ceux qui ne respectent pas les conditions d'entrée ne devraient pas rester sur le territoire. "Il faut que notre immigration soit choisie et basée sur des besoins ciblés", conclut-il.







