Lors d'une récente audition à la Chambre des représentants, Pete Hegseth, le secrétaire américain à la Défense, a révélé que la guerre en Iran a déjà engendré des dépenses foudroyantes de 25 milliards de dollars, se basant sur les estimations fournies par le contrôleur financier du Pentagone, Jules Hurst. Ce dernier a confirmé que la majorité de ces fonds a été consacrée à l'achat de munitions.
“C’est le chiffre le plus précis que l’administration ait avancé”, a rapporté Politico. Hurst a témoigné devant la Commission des forces armées, déclarant que malgré un récent cessez-le-feu, le conflit ne montre aucun signe de ralentissement.
Le site The Hill souligne que durant une réunion restreinte le 10 mars, le Pentagone a déjà évalué à plus de 11,3 milliards de dollars les coûts inculpés lors des six premiers jours d’opérations militaires. Une fois de plus, la majeure partie de cette somme a été allouée à l'armement.
À partir du 28 février, les forces américaines ont utilisé de vastes quantités de munitions stratégiques, y compris des missiles Tomahawk et des systèmes de défense aérienne Patriot. La guerre a eu pour effet de diminuer sensiblement les réserves des armes du Pentagone. En mars, The Hill notait aussi que le coût pour les premières 48 heures de conflit s’élevait à 5,6 milliards de dollars.
Des milliers de missiles lancés
Selon un article du New York Times, depuis fin février, plus de 1 000 missiles de croisière Tomahawk et plus de 1 200 missiles intercepteurs Patriot ont été tirés par l’armée américaine. “C’est environ dix fois le volume habituellement acheté chaque année”, souligne le quotidien.
Ce montant de 25 milliards de dollars, soutient Politico, parait élevé mais pourrait rester en deçà des évaluations extérieures, surtout compte tenu de l'intensification des opérations aériennes et navales. Des membres de l’administration examinent déjà une demande de financement supplémentaire pouvant atteindre 200 milliards de dollars pour couvrir les déficits d’armement.
Lors de cette audition, destinée à examiner le budget du ministère de la Défense de près de 1 450 milliards de dollars pour l’année suivante, Hegseth a justifié ces dépenses en insistant sur l'impératif d'éliminer les menaces du programme nucléaire iranien. Les réflexions critiques se sont multipliées, certains législateurs ayant exprimé leur inquiétude sur cette escalade continue des dépenses militaires.
Le secrétaire à la Défense a également formulé des critiques envers les legislators qui devront approuver ce budget, les qualifiant d’imprudents et irresponsables, bien que ses arguments aient suscité des inquiétudes sur l'impact à long terme de cette guerre sur les finances publiques américaines.







