Lors d'une réception à l'Élysée célébrant le 25e anniversaire de la loi qui reconnaît la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité, Emmanuel Macron a insisté sur l'importance de cette législation et a salué son initiatrice, Christiane Taubira, pour son travail acharné.
Jeudi, le président a exprimé son soutien à l'abrogation symbolique du « Code noir », un ensemble d’édits qui régulaient l’esclavage et qui n’avaient jamais été formellement abrogés. Macron a appelé le gouvernement à adopter cette proposition de loi, déjà approuvée en commission, soulignant que le maintien de ce texte, même sans effets juridiques, constituait « une offense » et « une trahison » des valeurs républicaines.
Christiane Taubira, présente lors de cette cérémonie, a évoqué la résolution récente adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU, proposée par le Ghana, qui déclare l'esclavage et la traite des Africains comme « les plus graves crimes contre l'humanité ». Face à cela, Macron a affirmé que la position de la France, qui s'était abstenue lors du vote, était cohérente avec son désir de ne pas établir de hiérarchie entre les crimes contre l'humanité.
Elle a également noté que cette résolution avait été largement soutenue par les nations d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes, mettant en avant le besoin de justice et de réparations pour les torts causés. Macron a reconnu que l'exigence de réparation était un élément central de cette discussion, indiquant que son administration engagerait, avec le Ghana, un « travail scientifique international » pour guider les politiques à venir.
Il a cependant tempéré les attentes autour de la question des réparations, affirmant qu'il ne voulait pas « faire de fausses promesses » tout en admettant que « la réparation » était « une immense question » qui ne pourrait jamais être complètement résolue. « On ne pourra jamais réparer ce crime totalement, car c'est impossible », a-t-il déclaré, soulignant la complexité et la portée de cette thématique.







