Un cliché publié jeudi par Paris Match a ravivé l’attention médiatique sur Charles Alloncle, député de l'Union des Droites pour la République (UDR). Sur cette photo, le député apparaît en compagnie de son attachée parlementaire, Shéhérazade Khandani, dans ce que le magazine décrit comme un « moment de détente parisienne ». Initialement, Paris Match a présenté son assistante comme étant la « compagne » d’Alloncle, avant de modifier la légende pour la qualifier simplement d’« amie ».
Cette distinction est cruciale, car la loi interdit formellement à un député d'embaucher comme collaborateur son partenaire, ainsi que leurs proches, une mesure adoptée suite à l'affaire Penelope Fillon. Cette question de la transparence dans le cadre de l’emploi parlementaire est plus d’actualité que jamais, surtout après la mise en place d’une commission sur l’audiovisuel public.
Face à cette situation, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a sollicité le déontologue pour examiner si Charles Alloncle a effectivement employé sa compagne comme assistante parlementaire. Cette demande a été rapportée par Le Parisien et confirmée par l’entourage de Braun-Pivet auprès du Figaro.
Pour l’instant, Charles Alloncle reste silencieux quant à cette affaire. Du côté de l’UDR, son président, Éric Ciotti, souligne que le député n'est « ni marié, ni pacsé, ni en concubinage » avec sa collaboratrice, assurant ainsi qu'il respecte la législation en vigueur. Un collaborateur a ajouté : « Charles est serein face à la saisine du déontologue. » Toutefois, certains membres du groupe s’interrogent sur l’origine des photos : « Je ne pense pas qu’un paparazzi suive Charles Alloncle », a déclaré un autre cadre de l’UDR. Cette situation met en lumière la vigilance nécessaire autour des pratiques parlementaires et des relations sur le lieu de travail.







