Le conseil de Bordeaux Métropole a été le théâtre d'un débat poignant le 22 mai, centré sur la position du conseiller métropolitain Jimmy Bourlieux, le seul élu du Rassemblement National, qui a pris place à proximité des opposants écologistes. Les tensions ont émergé lorsque l'opposant Clément Rossignol Puech, ancien maire de Bègles, a remis en question l'opportunité de cette proximité, plaidant pour un réajustement des sièges afin que Bourlieux occupe une place plus appropriée, à droite dans l'hémicycle.
Olivier Escots, conseiller communiste de Bordeaux, a également exprimé son indignation, arguant que Bourlieux, en tant que représentant de l'extrême droite, devait logiquement siéger à l'extrême droite du conseil. « Nous demandons que le positionnement dans cet hémicycle corresponde au positionnement de chacun », a-t-il déclaré, soulignant l'absurde situation créée par cette disposition.
Des explications diplomatiques
Réagissant aux critiques, Thomas Cazenave, président de Bordeaux Métropole, a expliqué que le placement de Bourlieux était conforme à la tradition qui s'applique aux non-inscrits. Tout en reconnaissant que le précédent mandat avait vu des situations similaires, il a insisté sur le fait que la disposition actuelle est purement protocolaire.
Bourlieux, de son côté, a pris la parole, mentionnant qu'il n'avait jamais imaginé que son emplacement serait un sujet de débat si important. Cependant, il a avoué qu’il se sentirait plus à sa place parmi les élus républicains, considérant que certaines de ses contemporaines manquaient de compréhension envers son rôle. « J'ai des voisins charmants ici, mais je préférerais être à droite », a-t-il ajouté, crispant encore davantage les tensions dans l'hémicycle.
Finalement, après une suspension de séance non sans ironie de Cazenave, Bourlieux a effectivement déménagé à l’autre bout de l'assemblée, remerciant ses nouveaux voisins pour leur accueil. Ce changement de place pourrait symboliser une solution temporaire à une tension politique croissante, qui continue d'animer le débat public local, comme le souligne le site Sud Ouest.







