Lors d'une interview sur RMC-BFMTV, Marine Le Pen a confirmé qu'elle ne serait pas présente aux concerts de Patrick Bruel, actuellement sous enquête pour plusieurs accusations de viol et d'agressions sexuelles en France et en Belgique. Elle a déclaré qu'elle n'y allait de toute façon pas, même s'il n'était pas visé par des plaintes, en ajoutant : "Parce que je ne l'aime pas".
"Ces gens accusés de se comporter comme des porcs avec les femmes, c'est une véritable honte", a affirmé Marine Le Pen en réponse aux accusations pesant sur le chanteur.
La présomption d'innocence, un principe fondamental
Contrairement à d'autres personnalités publiques, comme le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui a souhaité voir Bruel annuler ses concerts, Le Pen a affirmé que le chanteur a le droit de poursuivre sa carrière. Elle a cependant souligné que personne n'est obligé d'assister à ses spectacles. "La présomption d'innocence est cruciale dans notre droit; un individu ne peut être condamné avant un jugement".
Avec des pétitions recueillant plus de 36 000 signatures pour annuler les concerts de Bruel, la pression s'intensifie sur l'artiste. Pourtant, Le Pen a défendu son droit à la présomption d'innocence et a averti que le fait d'obliger un artiste à annuler ses représentations reviendrait à porter atteinte à ses droits fondamentaux.
Elle a conclu en affirmant que "les principes doivent prévaloir, même si cela peut déranger", faisant écho à une sentiment partagé par ceux qui défendent le droit à un procès équitable. Une opinion confirmée par plusieurs experts juridiques, qui indiquent que le respect des droits fondamentaux est essentiel dans toute démocratie, même dans des affaires aussi délicates que celle-ci.







