La profession des aides à domicile exprime une certaine satisfaction suite aux annonces du gouvernement visant à atténuer les effets de l'augmentation des prix des carburants, mais les opinions restent partagées, notamment dans les associations rurales.
Le 21 mai dernier, le gouvernement a présenté un plan d'aides destiné à alléger le fardeau des aides à domicile, confrontées à la flambée des coûts liée en partie aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Parmi les mesures phares, l'augmentation de l'aide « grands rouleurs » à 100 euros et une revalorisation des indemnités kilométriques, qui atteindront désormais 20 centimes par litre, ont été mises en avant par la ministre de la Santé.
Cependant, des représentants du secteur, comme ceux de l'association France Aide à Domicile, soulignent que ces efforts, bien que bienvenue, restent largement en deçà des besoins réels. Selon Marie Dupont, directrice d'une association locale, « ces nouvelles aides sont un pas dans la bonne direction, mais elles ne compensent pas les hausses importantes que nous subissons. Nos agents doivent faire face à des dépenses bien plus élevées, surtout en zone rurale où les distances sont souvent conséquentes. »
Par ailleurs, un programme de leasing automobile social a été proposé pour soutenir les professionnels. EstaL, une association de réseaux de transports qui aide les aides à domicile, a salué cette initiative tout en ajoutant que des mesures plus globales sont nécessaires pour pérenniser un secteur déjà éprouvé. Franceinfo rapporte que l'impact des aides dépendra de l'application réelle de ces mesures sur le terrain.







