Face à une situation de plus en plus tendue, l'aérodrome d'Annemasse, en Haute-Savoie, ne souhaite pas voir des opposants au G7 sur son tarmac. Le gérant, Bernard Chavassut, s'est exprimé avec véhémence ce mardi, après avoir été informé par la préfecture de la possibilité d'accueillir ces manifestants. Rappelons qu'en 2003, durant un précédent G8, l'aérodrome avait été réquisitionné, entraînant des dommages considérables.
D'après les organisateurs du mouvement NoG7, plusieurs milliers de personnes se rassembleront dans les rues de Genève les 14 juin prochain. Dans une conférence de presse, ils ont dénoncé l'inefficacité des autorités françaises et suisses qui permettent cette situation. Les manifestants ont fait part de leur souhait d'établir un « village » sur le tarmac d'Annemasse, mais Chavassut ne compte pas céder.
« Lors de la réquisition en 2003, notre aéroport a été ravagé, ce qui a mis en péril notre activité. Aujourd’hui, avec des infrastructures ayant coûté près de cent millions d'euros, c'est totalement inacceptable », a-t-il déclaré, faisant référence à l'importance de l'aérodrome pour la sécurité régionale, notamment pour les hélicoptères de secours.
Bien que la décision officielle de la préfecture de Haute-Savoie n'ait pas encore été annoncée, des réunions sont prévues prochainement. Chavassut reste sceptique quant à la capacité des organisateurs à garantir la sécurité nécessaire : « C'est une pure folie de croire qu'on peut assurer un tel événement dans ces conditions » a-t-il ajouté.
Il est temps que les autorités prennent conscience des enjeux en matière de sécurité et d'intégrité des infrastructures locales. Les acteurs de ce mouvement doivent également réfléchir aux conséquences de leurs actions. La journée de mobilisation à Genève pourrait s’avérer déterminante dans la suite des événements.







