“Guerre de Trump : ce qu’il vous en coûte”, titre le The Independent dans son édition du 28 mai, évoquant les impacts économiques de l'engagement militaire américain et israélien en Iran, débuté trois mois plus tôt. Désormais, les conséquences se traduisent par une visible augmentation des dépenses pour les ménages britanniques.
Les prix de la vie quotidienne s’envolent : un fish and chips coûte désormais 1 euro de plus, un plein d’essence a augmenté de 16,87 euros, et le panier hebdomadaire moyen d'un ménage pourrait grimper de 8 euros d'ici la fin de l'année. Les conséquences touchent également les tarifs du gaz, de l’électricité, ainsi que les prêts immobiliers, qui se voient imposés des hausses similaires, comme le souligne le quotidien britannique.
“Cela fait maintenant trois mois que Donald Trump, avec Benyamin Nétanyahou, a initié cette guerre illégale contre l’Iran”, informe The Independent dans son éditorial. Ce sont surtout les ménages britanniques qui commencent à ressentir le poids de cette guerre.
À ce jour, le Pentagone a évalué les coûts engendrés par ce conflit à environ 29 milliards de dollars (25 milliards d’euros) au 12 mai. Toutefois, les analystes estiment que les dépenses totales pourraient dépasser 1 000 milliards de dollars (860 milliards d’euros) si l'on inclut tous les coûts cachés. Les pertes de production à l'échelle mondiale se chiffrent également en centaines de milliards de dollars.
Le retour de la “Trumpflation”
Les pays les plus modestes d'Afrique et d'Asie en souffrent particulièrement. Cependant, même les économies les plus développées ne sont pas épargnées par cette crise inflatoire. Au Royaume-Uni, malgré une croissance initialement prometteuse au début de 2026, l’inflation est désormais attendue à la hausse, contrariant les prévisions.
“Si une solution à la guerre en Iran n’est pas rapidement trouvée, le risque de récession deviendra de plus en plus fort.”
Cette inflation, qualifiée de “Trumpflation” par Karl Matchett du The Independent, se distingue par une augmentation significative des factures d'énergie, lesquelles pourraient franchir 221 livres sterling (255 euros) par an dès juillet. L’instabilité du marché pétrolier, exacerbée par la fermeture du détroit d’Ormuz — un passage clé pour leTransit de l'énergie — est une des principales causes de cette flambée des prix.
En réponse à ces défis, le The Independent appelle à un engagement national pour le développement des énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolien, mais également du nucléaire. Cela pourrait non seulement conduire à une indépendance énergétique, mais également positionner le Royaume-Uni en acteur majeur de la future révolution industrielle, tout en renforçant sa résilience face aux chocs énergétiques croissants.







