Ce jeudi 4 juin, Jean-Jacques Bridey, ancien parlementaire du Val-de-Marne et soutien notable d'Emmanuel Macron, est convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est accusé d'avoir détourné des fonds publics et d'autres infractions liées à ses fonctions.
Identifié comme une figure emblématique du macronisme, l'ex-député du Val-de-Marne fait face à deux affaires distinctes suite à plusieurs années d'enquête. La première concerne l'utilisation abusive de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pendant son mandat à l'Assemblée nationale de 2012 à 2017. Ce dossier, ouvert par le Parquet national financier en septembre 2019, soulève des questions sur des dépenses non conformes à l'usage pour lequel ces fonds étaient destinés. D'après des informations du Monde, Bridey est soupçonné d'avoir utilisé une partie de ces fonds pour des dépenses personnelles et des cotisations pour un parti politique, totalisant près de 60 000 euros. Il aurait également émis des chèques conséquents en faveur de membres de sa famille.
La seconde affaire, initialement ouverte par le parquet de Créteil fin 2017, concerne des possibles infractions de « concussion », qui consistent à percevoir des sommes non dues. Bridey est suspecté d’avoir violé les limites de cumul d'indemnités liées à ses diverses fonctions électives, comme député, maire de Fresnes et président d'agglomération. Selon CNews, les montants jugés excessifs dépasseraient les 100 000 euros. Avec ces affaires regroupées, le Parquet national financier vient renforcer son enquête sur l'ancien élu.







