Le 30 mai, la Commission nationale des personnes disparues en Syrie a annoncé la confirmation de la mort de six enfants enlevés avec leur mère en 2013 par le régime de Bachar El-Assad. Cette annonce a provoqué une onde de choc à travers le pays, relayée par des médias syriens et internationaux, et a ravivé le besoin pressant de justice transitionnelle, comme le rapportent plusieurs observateurs des droits de l'homme.
Des images des enfants en famille avant leur enlèvement circulent désormais sur les réseaux sociaux, devenant un symbole poignant du drame vécu par des millions de Syriens ayant subi la violence des autorités depuis le début de la guerre. Daraj souligne que ces exécutions sont des illustrations frappantes de la brutalité exercée par le régime depuis les premiers soulèvements de 2011.
Rania Abbassi, dentiste de Damas, et ses enfants ont été arrêtés le 11 mars 2013 par les moukhabarat, les redoutables services de renseignement syriens. La Commission nationale des personnes disparues a récemment confirmé qu'ils avaient été exécutés peu après leur arrestation.
“Froidement assassinés”
Selon des rapports, les six enfants, de 2 à 14 ans, ont été tués dans le centre de détention où ils étaient détenus. Le sort de leur mère, Rania, reste inconnu. L’Orient-Le Jour cite la Commission en déclarant que ces jeunes ont été "froidement assassinés" par des agents du régime.
Dans un reportage du magazine New Lines, Hassan Abbassi, l’oncle des enfants, décrit son épreuve avant d'identifier leurs corps sur une vidéo : "J’ai vu leurs corps fragiles au sol, du sang coulant de leurs visages.” Cette réalité tragique résonne avec de nombreux autres témoignages de familles en quête de vérité et de justice.
Le principal suspect dans ce massacre est Amjad Youssef, un officier des moukhabarat, impliqué dans d'autres atrocités, qui a été arrêté peu après. L'affaire a suscité une forte réaction sur les réseaux sociaux, où la colère grandit face à l'impunité qui entoure ces crimes.
Cette triste nouvelle a également ravivé le débat sur les disparitions forcées en Syrie, où entre 200 000 et 300 000 personnes manquent encore à l’appel depuis le début du conflit. Al-Joumhouriya précise qu'il s'agit d'un moment crucial pour intensifier les efforts de justice transitionnelle pour les victimes de la guerre.







