À Montauban, lors du conseil municipal du 5 juin, l'expression de Thierry Deville, ancien premier adjoint et désormais chef de file du groupe d'opposition "Prêts pour demain", a marqué les esprits. Dans une séance consacrée à la désignation des délégués aux élections sénatoriales, il a exprimé sa colère face à la gestion de la majorité.
Thierry Deville a fait savoir que son intervention n'était pas liée aux élections municipales, mais à un sentiment plus profond d'incompréhension face à la gouvernance actuelle. "C'est désolant. Si j'avais été élu maire, la première décision aurait certainement suscité des critiques", a-t-il déclaré, laissant entendre qu'il aurait réagi différemment à certaines décisions prises par le maire Didier Lallemand.
Un président qui représente quoi ?
En pointant du doigt le faible taux de participation aux élections ayant porté Lallemand au pouvoir, avec seulement 38 % des voix, Deville a insisté : "Il est anormal que l'opposition soit écartée des événements qui concernent la ville". Cette déclaration a provoqué des murmures dans l’assistance, témoignant d’un malaise ambiant au sein de la mairie.
Un débat qui s'intensifie
Devant le refus du maire de donner suite à ses préoccupations, Deville a haussé le ton, disant : "On est invité nulle part!" Ce climat électrique a amené les deux hommes à poursuivre leurs échanges dans un cadre moins formel après la séance. Leurs débats risquent d'être au centre des discussions lors du prochain conseil municipal programmé pour le 22 juin 2026.
Selon des sources locales, l'opinion publique se divise sur la gestion de Lallemand, soulignant les tensions croissantes au sein du paysage politique montalbanais. Les générations futures prêteront une attention particulière à ces développements, car l'opposition ne semble pas prête à rester silencieuse face à ce qu'elle considère comme une marginalisation.







