Le corps de Lyhanna, jeune collégienne disparue dans le Gers, a été retrouvé, déclenchant une onde de choc dans tout le pays. Cette tragédie met en lumière les failles d'un système judiciaire critiqué pour son inaction face à des alertes préalables sur le suspect, déjà pointé du doigt pour des comportements problématiques envers des mineurs.

Ce jeudi, plusieurs candidats à l'Élysée, qu'ils soient déclarés ou potentiels, se sont exprimés sur les réseaux sociaux en dénonçant une « faillite » et un « dysfonctionnement » criants dans le traitement des plaintes relatives aux enfants. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a insisté sur le fait que le « peuple français exige des comptes ». Il a déploré l'absence de mesures préventives alors que le suspect, Jérôme Barella, faisait l'objet de plaintes depuis 2017, notamment pour viol.

« Ce drame aurait pu être évité », a-t-il écrit, soulignant l'impuissance des autorités face à des signaux d’alerte répétitifs. De même, Bruno Retailleau, président des Républicains, a affirmé que « notre système judiciaire est en faillite », appelant à une réforme profonde pour protéger efficacement les enfants. Édouard Philippe, du parti Horizons, a réclamé un principe de précaution pour les violences faites aux enfants, une nécessité d'agir immédiatement dès qu'une alerte est donnée.

Le gouvernement sous pression

Face à cette situation alarmante, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a convoqué les ministres de l'Intérieur et de la Justice pour discuter des mesures à prendre. Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a reconnu que ce type de dysfonctionnement est révélateur de graves lacunes dans l'organisation judiciaire.

A gauche, la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a fait état des conséquences de « la domination patriarcale systémiques » dans ce dossier, pointant du doigt des années de sous-financement de la justice et le mépris affiché envers les témoignages d’enfants. Marine Tondelier, des Écologistes, a partagé cette indignation, qualifiant l’affaire d'« emblème d'un système incapable de gérer les violences sexuelles ». Cette découverte tragique de Lyhanna est un coup dur pour l'ensemble du corps judiciaire, qui doit réévaluer ses priorités et ses modalités de fonctionnement pour assurer la sécurité des plus vulnérables.