La disparition tragique de Lyhanna dans le Gers soulève de vives préoccupations. Selon des sources proches de l'enquête, la situation a pris une tournure nationale, et le ministre délégué aux Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a programmé une réunion d'urgence avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice ce vendredi matin pour faire le point sur cette affaire très sensible.
Parallèlement, Le Parisien révèle qu'un document interne a été diffusé jeudi soir à toutes les unités de gendarmerie. Celui-ci demande un état des lieux urgent des enquêtes en cours pour violences sexuelles sur des mineurs. Chaque unité doit fournir un bilan sur l'état d'avancement de ces enquêtes, les obstacles rencontrés et les solutions mises en œuvre pour y faire face.
Dans ce contexte, l'accent est mis sur la nécessité d’établir un suivi rigoureux. Le document souligne également que chaque dossier doit être identifiable comme "sensible et urgent", avec une attention particulière accordée à leur traitement. Les commandants de groupements sont encouragés à assurer une vigilance accrue sur ces enquêtes.
Cette initiative de la gendarmerie témoigne d'une volonté d'accélérer le traitement des affaires impliquant des mineurs victimes de crimes sexuels, tout en faisant face aux critiques croissantes concernant des dysfonctionnements dans la gestion des plaintes, notamment celles liées à des affaires comme celle de Jérôme Barella.
Des experts en droit pénal soulignent l'importance d'une réponse rapide et efficace pour protéger les victimes mineures, car chaque jour compte dans ces situations délicates. Selon Maître Chantal Leroy, avocate spécialisée dans le droit des victimes, "la clé réside dans la collaboration entre les différents services de police et la mise en place de moyens adaptés pour traiter ces cas avec la délicatesse et l'urgence qu'ils requièrent".







