La mort tragique de Lyhanna a suscité une vive émotion au sein de la société, incitant le gouvernement à envisager des réformes pour renforcer la protection de l'enfance. Aurore Bergé a plaidé, lors de son intervention sur BFMTV, en faveur de peines plus sévères pour ceux qui sont condamnés pour des crimes sexuels sur des mineurs, notamment ceux commis en série.
Elle a souligné que, "malheureusement, lorsqu'un individu commet un viol, cela n'est souvent pas un acte isolé. Des études montrent une récurrence dans ces comportements déviants." Actuellement, les peines appliquées aux auteurs de viols sont uniformes, qu’il s’agisse d'un seul acte ou de plusieurs, ce qui soulève des questions sur l'équité de la justice.
"Nous souhaitons que, dans les cas de série de viols sur mineurs, la peine encourue puisse s’étendre jusqu'à la réclusion à perpétuité", a-t-elle ajouté. Cette mesure répond à une demande de la société, qui réclame davantage de garanties quant à la sûreté des enfants.
Une demande très forte de la société
Aurore Bergé a évoqué "une demande très forte de la société" afin de garantir que ceux qui ont commis des crimes contre les enfants soient sanctionnés sévèrement, et ce, de manière durable. De plus, elle souhaite également élargir les peines pour les viols visant des adultes, en cherchant à augmenter les peines de 15 à 30 ans.
Elle plaide également pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur les enfants. "Actuellement, des victimes sont souvent confrontées à la loi qui leur rappelle qu'elles sont trop tard pour se manifester. Cela stigmatise encore davantage les victimes," a-t-elle commenté, insistant sur l'importance de permettre à chacun de porter plainte, peu importe le délai.
"L'imprescriptibilité est essentielle pour garantir aux victimes qu'elles n'attendront jamais trop longtemps pour obtenir justice. Cela enverra un message clair aux agresseurs: ils ne pourront jamais se sentir tranquilles," a-t-elle ajouté.
Un projet de loi sur la protection de l'enfance, récemment présenté au Conseil des ministres, sera discuté à l'Assemblée nationale à partir du 15 juillet. Il vise à aborder de manière plus globale les violences sexuelles envers les enfants et intègre des mesures nouvelles en réponse à la tragédie de Lyhanna, comme l'a récemment affirmé le ministre de la Justice.







