À l’aube de la présidentielle de 2027, le sujet des retraites s'impose comme un enjeu majeur, renforcé par le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Ce document alerte sur l'équilibre précaire du système et propose un relèvement de l'âge de départ, ce qui suscite des réactions variées parmi les forces politiques en lice.
La réforme de 2023, récemment suspendue jusqu'en janvier 2028, relance le débat. Selon Le Monde, le rapport suggère un allongement progressif de l'âge légal jusqu'à 67 ans en 2070. Quelles sont donc les réactions des candidats ?
Sur le front de la gauche, les positions sont claires : Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise militent pour un retour à un âge de départ à plein taux fixé à 60 ans avec 40 années de cotisations. Du côté du Parti socialiste, un retour à 62 ans est préconisé après l’interruption de la réforme. Raphaël Glucksmann, quant à lui, prône une réforme prenant en compte les bouleversements démographiques et la pénibilité, sans se limiter à un simple retour à 62 ans.
Des visions divergentes au sein de la macronie
Au sein de la majorité présidentielle, les perspectives divergent également. Gabriel Attal (Renaissance) envisage une réforme en profondeur, supprimant l'âge légal de départ, au profit d'une obligation de cotisations, et propose d'intégrer une part de capitalisation. En revanche, Édouard Philippe (Horizons) préconise de repousser l'âge de départ, avec une éventuelle flexibilité, tout en envisagent un référendum pour valider sa réforme, un changement de ton notoire après l'application de l'article 49-3 pour faire adopter sa réforme en 2020.
Les Républicains et le Rassemblement national en position délicate
Bruno Retailleau, désigné candidat des Républicains, plaide pour un relèvement de l'âge à 65 ans, tout en garantissant des conditions de travail décentes et un exonération de charges pour ceux ayant tous leurs trimestres. C'est l'idée d'un pilier de capitalisation qui lui tient à cœur.
Quant au Rassemblement national, les lignes restent floues. Marine Le Pen a longtemps été une fervente partisane d'un retour à 62 ans, mais son successeur potentiel, Jordan Bardella, envisage une suppression de l'âge légal et une capitalisation, en attendant des éclaircissements judiciaires sur la candidature de Le Pen.
Alors que la question des retraites s'invite dans le débat politique, les divergences sont marquées et la répartition des opinions pourrait jouer un rôle décisif lors de la course à l'Élysée en 2027.







