Dans le contexte de la polémique qui enfle après le meurtre tragique de la fillette, attribué à un pédocriminel précédemment signalé, le Premier ministre semble prêt à élaborer une législation globale ciblant les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants.
Dans une interview accordée au Parisien le 13 juin dernier, Sébastien Lecornu a admis qu'il était impératif d'apporter une réponse “intégrale” à ce “fait de société” soulevé par le décès de Lyhanna. Selon lui, “une réponse unique ne suffira pas” à traiter la complexité du problème. Il a évoqué les demandes croissantes émanant de divers acteurs politiques, d'organisations de défense, et même de la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, afin d'inscrire cette “loi intégrale” à l'agenda parlementaire dès le 14 juin, comme le rapporte RTL.
Couvrir toutes les sphères où la violence s'exerce
Proposée par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez depuis le 24 novembre, cette législation vise à établir des mesures contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) “envers les femmes et les enfants dans tous les secteurs de la société”, comme le note LCP. Avec une “réponse globale et ambitieuse”, le projet de loi se veut un tournant législatif, posant les bases d'une réforme structurante et les orientations d'une politique à suivre.
Les militants luttent depuis des décennies pour mettre en lumière le caractère systémique des VSS. Dans ce cadre, la proposition de loi cherche à “couvrir toutes les sphères où la violence se manifeste (justice, police, santé, travail, éducation, numérique)”, visant à combler les lacunes juridiques, à protéger les populations vulnérables et à garantir des mécanismes de prévention et de justice efficaces, comme l’affirmaient les 109 députés à l’origine de cette initiative en novembre dernier.







