Dans une interview diffusée sur France 2, Raphaël Glucksmann, eurodéputé, a laissé entendre qu'il ne partageait pas "toute la vérité" concernant son projet sur les retraites, provoquant ainsi une onde de choc au sein de la gauche. Son entourage réfute toutefois cette interprétation.
Lors de l'émission intitulée Successions, Glucksmann a évoqué sa vision des retraites, tout en gardant une promesse de réforme vague, décrite comme "juste et ambitieuse" dans son dernier ouvrage Nous avons encore envie (Éd. Allary). Cependant, il n'a pas précisé quels sacrifices cette réforme impliquerait pour les Français, notamment une éventuelle hausse de l'âge de départ à la retraite.
“Je suis capable, en premier lieu, de demander aux plus nantis de contribuer aux efforts pour ceux qui ont le moins. C'est un effort collectif au profit de la jeunesse qui nous attend,” a-t-il tenté d'expliquer, avant d'ajouter avec humour : “Si j'avais révélé toute la vérité, j'aurais saboté ma campagne.” Les Insoumis ont saisi cette déclaration pour accuser Glucksmann de dissimuler ses véritables intentions, soulignant une lecture où il semble admettre ne pas divulguer les détails fondamentaux de son projet.
Clémence Guetté, vice-présidente de LFI, a exprimé sur X : “Personne ne souhaite un Macron 2. Avec lui, c'est la même arrogance et le même mépris pour les classes populaires.” Nadège Abomangoli a ajouté, avec ferveur, que Glucksmann suivait une voie similaire à celle du Rassemblement National, prêt à détruire le système de retraite. Son équipe cherche à minimiser ces critiques, affirmant : “Il déclare toujours la vérité.”
Ce n'est pas un incident isolé. Les attaques des Insoumis envers Glucksmann sont récurrentes. Récemment, une séquence de son meeting aux Docks d'Aubervilliers est devenue virale. Dans une ambiance survolté, il avait encouragé ses partisans à chanter Vive la France, en allongeant les syllabes, déclenchant ainsi les moqueries des membres de LFI. Alma Dufour, figure du mouvement mélenchoniste, a ironisé : “Il est déjà disqualifié pour 2027, mais il pourrait gagner le titre de candidat le plus gênant.” De surcroît, les Insoumis n'ont pas manqué de commenter le nombre de participants à son rassemblement, en le comparant à celui de Jean-Luc Mélenchon. L'élu LFI Hadrien Clouet a même plaisanté : “Ma fête des voisins pourrait même le surpasser en affluence.”







