La fédération Scola Corsa, qui regroupe plusieurs écoles primaires privées immersives en langue corse, réclame non seulement la contractualisation de ses enseignants, mais aussi défend farouchement l'existence de ses établissements. Cette action a conduit à l'interpellation d'un individu en garde à vue, comme l'a confirmé des sources concordantes, dont un communiqué du rectorat.
Vers 6 heures du matin, alors qu'une agente administrative commençait sa journée, le vice-président de Scola Corsa, également président du syndicat des travailleurs de l'éducation en Corse (STC Educazione), a tenté de forcer son accès aux locaux du rectorat, selon le rectorat.
"Le rectorat de Corse a déposé plainte", a indiqué ce dernier, précisant qu'"aucune revendication ne peut justifier de tels actes sur un lieu de travail".
Le procureur de la République d'Ajaccio, Nicolas Septe, a confirmé l'incident. "Nous avons ouvert une enquête sur les faits de vol avec violence, qualification qui pourra être revue après les auditions", a-t-il mentionné.
La préfète de Haute-Corse, récemment nommée, a rencontré les parents dans les salons de la préfecture pour entendre leurs préoccupations, et ceux-ci ont quitté les lieux sans incident.
La langue corse "directement attaquée"
Depuis deux mois, Scola Corsa affirme que "la langue corse est menacée", évoquant le recours au tribunal administratif entamé par le préfet contre un financement de 1,3 million d'euros alloué par la Collectivité de Corse à ces établissements. Leur revendication inclut la contractualisation de 11 enseignants, alors que l'État n'en propose que six. Cette mobilisation a conduit à des blocages dans les lycées de l'île.
Pour renforcer la couverture médiatique de cette affaire, un spécialiste des politiques linguistiques à l'Université de Porto-Vecchio a souligné l'importance de la langue corse dans le patrimoine culturel régional, ajoutant : "Les actions des parents et des enseignants ne doivent pas être réduites à des intrusions violentes, mais doivent être perçues comme un cri de ralliement pour la préservation de notre identité".







