Eric Ciotti, le président de l'UDR et partenaire du Rassemblement National depuis deux ans, a exprimé mardi sa volonté d'opter pour une "montée en puissance" de la retraite par capitalisation sur une période de 15 ans. Cette prise de position fait suite à la déclaration de Marine Le Pen, qui soutenait une intégration de ce système pour ceux qui en ont la capacité.
Lors d'un colloque organisé par son parti, le maire de Nice a affirmé que "notre modèle de répartition... n'est plus viable sur le long terme". Il a précisé que même si l'ajustement de l'âge de la retraite est une option, cela ne représente pas une solution durable. Il avait auparavant soutenu l'augmentation de l'âge de départ à 64 ans durant sa période au sein des Républicains, et regrette la mise en pause de cette réforme par le gouvernement de Sébastien Lecornu.
"La réponse la plus dérangeante mais nécessaire, c'est d'introduire un système de capitalisation", a déclaré Ciotti. Ce dernier propose de maintenir l'actuel système de répartition tout en lui ajoutant un "étage" de capitalisation, permettant ainsi d'augmenter les retraites de manière significative.
L'idée est de diriger progressivement 9% du salaire brut vers des fonds de capitalisation. Initialement, Ciotti avait évoqué une période de 9 ans pour cette transition, mais son équipe a ensuite confirmé que 15 ans est le délai envisagé.
De plus, Eric Ciotti envisage d'utiliser les excédents du régime de retraites complémentaires Agirc-Arrco pour initier un "fonds de transition", facilitant ainsi l'implémentation de cette nouvelle approche. Il a également mentionné la possibilité de mobiliser l'épargne existante pour alimenter ce fonds.
Marine Le Pen, quant à elle, a récemment indiqué son soutien à une part de capitalisation "volontaire" mais a précisé que cela ne serait pas suffisant. Elle estime que l'objectif principal doit être de sécuriser les retraites pour ceux qui n'ont pas la possibilité financière de contribuer à cette capitalisation.







