Avec la présidentielle qui approche, Benjamin Duhamel, voix bien connue de la matinale de France Inter, animera à partir du 30 août une nouvelle émission d'entretiens politiques. Ce programme sera diffusé en direct chaque dimanche à 13H20 sur France Inter et France 2, juste après leurs journaux de 13H00, pour une durée de 40 minutes.
"Nous avons envisagé le concept d'une émission partagée entre nos deux grandes institutions de l'audiovisuel public. Il est essentiel, dans le cadre de cette campagne, de répondre aux attentes des Français concernant un débat de qualité", a déclaré Philippe Corbé, directeur de l'information de France Télévisions.
Céline Pigalle, directrice de France Inter, a souligné l'importance de "fusionner nos efforts pour maximiser l'impact de ce rendez-vous". En effet, France Inter est actuellement la première radio de France en termes d'audience.
Benjamin Duhamel, âgé de 32 ans et ancienne figure de BFMTV, est à la tête des interviews matinales sur France Inter depuis 2025. Il a également participé aux soirées électorales de France 2 durant les municipales de mars, renforçant ainsi son rôle clé dans l'actualité politique.
Philippe Corbé et Céline Pigalle, récemment nommés, préparent une grille de rentrée qui s'annonce riche en événements politiques. Parmi les projets, France Télévisions envisage de relancer "L'Heure de Vérité", une émission politique emblématique des années 1980-1990, créée et animée par François-Henri de Virieu.
Céline Pigalle a souligné les enjeux politiques actuels, tels que le réchauffement climatique et la situation géopolitique en Europe, en rappelant que la campagne présidentielle de 2022 avait été perturbée par la guerre en Ukraine, limitant certains débats.
Par ailleurs, l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, a récemment mis en demeure Radio France pour une "sous-représentation" du Rassemblement national durant une période clé. En réponse, le groupe public avait évoqué une "erreur technique".
"Nous nous engageons à respecter nos obligations en matière de pluralisme", a affirmé Céline Pigalle, consciente de l'importance d'un débat équilibré dans un contexte aussi polarisé.







