Emmanuel Macron a rassemblé jeudi après-midi les chefs des partis politiques pour présenter les "garanties de sécurité" que les Européens ont promis à Kiev, notamment celles de la France. Cette dernière pourrait envisager de déployer "plusieurs milliers" de soldats en Ukraine en cas de cessez-le-feu officialisé avec la Russie.
Cette réunion secrète intervient deux jours après le sommet de la "coalition des volontaires" qui s'est tenu à Paris, où les alliés, principalement européens, se sont engagés à envoyer une force multinationale en Ukraine à la suite d'un éventuel accord avec Moscou. Les États-Unis, par l'intermédiaire d'émissaires de Donald Trump, ont promis leur soutien à cette initiative militaire. D'après certaines sources, Washington pourrait également superviser un mécanisme de surveillance de ce cessez-le-feu, bien que cela reste encore incertain.
À 17h00, le président français devait faire le point avec les présidents du Sénat et de l'Assemblée, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, ainsi que les leaders des partis représentés au Parlement. Les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux chambres ont également été invités. Emmanuel Macron a déjà expliqué que Paris pourrait envisager le déploiement de "plusieurs milliers d'hommes" pour cette force multinationale, prévue pour le jour "d'après la paix".
Des précisions sur la contribution française devraient être fournies par le président. La question d'une approbation parlementaire pourrait se poser ultérieurement. Au Royaume-Uni et en Allemagne, une telle approbation a déjà été actée.
Emmanuel Macron a souligné que cette force ne serait pas engagée dans des combats soulignant qu'il s'agirait "d'une force de réassurance". En effet, le contrôle du cessez-le-feu serait assuré grâce à des drones et des satellites, et non par les soldats, qui seraient présents en Ukraine pour dissuader une éventuelle attaque russe, bien que leur réaction face à une escalade demeure à définir.
Les membres des partis politiques seront présents à cette réunion, y compris ceux qui ont historisé des réserves, tels que La France insoumise et le Rassemblement national. Cela permettra aux oppositions de questionner le président sur divers enjeux internationaux. Par exemple, Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a annoncé qu'elle serait présente pour rappeler l'importance du droit international, en critiquant la posture d'Emmanuel Macron concernant la situation au Venezuela et ses relations avec Washington.
Les Insoumis envisagent aussi d'aborder le sujet sensible de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, à l'approche d'un vote crucial à Bruxelles. Les agriculteurs, ainsi que la majorité des acteurs politiques français, s'opposent fermement à cet accord, craignant des conséquences économiques désastreuses.







