Lors du dernier Forum économique de Davos, Emmanuel Macron a suscité une onde de choc en suggérant d'augmenter les investissements chinois en Europe. "La Chine est la bienvenue !", a-t-il déclaré, illustrant sa volonté d'établir un partenariat solide avec l'Empire du Milieu, en réponse aux tensions croissantes avec les États-Unis. Cette position, perçue par certains comme un changement d'alliance, a rapidement déclenché des critiques acerbes de la part de nombreux responsables de droite.
Éric Ciotti, le patron de l’UDR, n'y est pas allé par quatre chemins : "Faute grave et historique d’Emmanuel Macron ! Nos désaccords géopolitiques avec les États-Unis ne justifient en rien un retournement d’alliance vers le prédateur chinois !" a-t-il tweeté, appelant à la construction d'une véritable puissance française et européenne. De même, Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la France, a réagi en affirmant que "la France a besoin de davantage d’investissements FRANÇAIS" dans des secteurs stratégiques.
Les critiques se poursuivent avec Véronique Besse, députée non-inscrite, qui a déploré le tournant dangereux que prend la diplomatie de Macron. "L’indépendance vis-à-vis des États-Unis est essentielle, mais cela ne doit pas conduire à une dépendance envers Pékin", a-t-elle averti. Cette crainte de perdre une quelconque forme de souveraineté nationale résonne dans le discours de plusieurs experts et analystes en relations internationales.
Depuis plusieurs années, la France et d'autres pays européens sont déjà confrontés à un jeu d'influence de la Chine, qui multiplie les investissements et les partenariats en Afrique et en Asie. La stratégie de Macron pourrait être interprétée comme une volonté d'atténuer l'imposition de sanctions américaines, notamment dans un contexte où les tensions commerciales s'intensifient avec l'administration actuelle. Selon un rapport de Le Monde, certains analystes estiment que ce rapprochement pourrait offrir à la France une opportunité d'influence, à condition que cela soit bien géré.
En revanche, la droite française semble en désaccord total avec cette vision. Guillaume Bigot, député RN, a même mis en avant une analogie saisissante, déclarant que c'était comme si l'on recommandait à un diabétique de consommer plus de sucre. Les lignes de fracture se dessinent nettement, alors que les élections approchent, et cette question des relations avec la Chine devrait devenir un enjeu majeur du débat politique.







