Lors du Forum économique mondial de Davos, le 21 janvier, le président américain a mis en lumière sa position sur le Groenland, territoire qui a récemment suscité des tensions entre les États-Unis et leurs alliés européens. Dans une déclaration marquante, Trump a écarté le recours à la force pour annexer l'île, tout en affirmant son désir de l'acquérir.
Le site américain CNN souligne l'importance de cette position, la qualifiant de la "déclaration la plus claire" de Trump sur l'exclusion de la force militaire dans cette affaire qui fait couler beaucoup d'encre. Son propos a été cité : "Nous n’obtiendrons probablement rien à moins de recourir à la force... mais je ne le ferai pas."
En abordant le sujet, Trump a reconnu que sa déclaration apportait un certain soulagement en écartant les scénarios de conflits, mais il n'a pas manqué d'envoyer un message d'avertissement aux Danois et aux Européens : "Vous pouvez dire oui et nous vous en serons très reconnaissants, ou vous pouvez dire non et nous nous en souviendrons."
Une approche ambiguë
Ce discours illustre la stratégie diplomatique de Trump, qui semble osciller entre l'attrait économique et les menaces implicites. Comme l'analyse le New York Times, Trump a étalé sa vision audacieuse, mêlant éloge et mépris envers l'Europe et ses enjeux internes.
Cette ambivalence a suscité des réactions mitigées. Comme le résume le correspondant du quotidien italien La Stampa, "l’impression qui reste est celle d’une Amérique qui ne cherche plus des compromis, mais l’obéissance". Le regard porté sur cette intervention est d'autant plus critique, soulignant que l'administration Trump continue de repousser les limites des relations internationales.
En définitive, bien que l'usage de la force ait été écarté, la pression sur le Groenland et les ambitions américaines demeurent palpables, laissées à la libre interprétation des nations alliées. L'ouragan Trump à Davos semble avoir laissé des blessures politiques qui pourraient perdurer.







