À San Martinu di Lota, la maire actuellle, Marie-Hélène Padovani, souligne son engagement envers le lien social et la cohésion entre les onze hameaux de la commune. En préparation des élections à venir, seule candidate à ce jour, elle met en avant les réussites de son mandat.
Élue en 2020 après avoir passé douze ans comme conseillère municipale aux côtés de son père, Padovani se réjouit d’un « excellent bilan », basé sur la revitalisation des hameaux, notamment par l’achat d’un bâtiment maintenant transformé en commerce multi-services pour « redynamiser le village ».
« On recréera cette vie », affirme-t-elle, insistant sur un modèle de gouvernance de proximité. Ce principe est particulièrement pertinent sur la frange littorale, où les services rendus ont été adaptés aux besoins de chaque hameau.
Une démographie stable mais rajeunie
La commune compte un peu plus de 3 000 habitants, dont 2 100 inscrits sur les listes électorales. Padovani note une « légère croissance » avec l’arrivée de jeunes couples, illustrée par la hausse du nombre d’enfants inscrits à la crèche. Néanmoins, elle signale un problème de pression foncière dans la région : « Nos terrains sont très chers. J’espère qu’un jour le législateur m’offrira des moyens pour limiter ces prix ».
“Pietranera 2020”, un projet central encore suspendu aux financements
Parmi les projets d’infrastructure, un jardin d’enfants a été créé près du commerce du village pour encourager « l’interaction intergénérationnelle ». Cependant, le dossier phare, “Pietranera 2020”, est actuellement en attente de financements. Ce projet vise à aménager une grande place publique, à reorganiser la circulation et à résoudre les problèmes de stationnement. Marie-Hélène Padovani explique : « Nous avons entre 20 000 et 22 000 voitures par jour. On étouffe ici ! » et elle souhaite « enterrer les voitures » pour un espace plus esthétique.
Le coût projeté est d’environ 10 millions d’euros, avec un avis favorable déjà reçu des services de l’État. Toutefois, la maire fait preuve de prudence, affirmant : « Je n’investirai pas sans autofinancement adéquat ».
École, énergie et cadre de vie : les autres priorités
Les priorités incluent la rénovation énergétique de l'école, un bâtiment ancestral « fréquenté par mon grand-père ». Les améliorations porteront sur l’isolation, la climatisation et l’installation de panneaux photovoltaïques. Padovani souligne : « Lorsque la facture EDF arrive, croyez-moi, elle est salée ». Grâce à des initiatives comme l’éclairage public entièrement en LED, elle a réussi à maîtriser les coûts.
« Je suis un maire qui œuvre en équipe. Avec six adjoints, le travail est multiplié par six », explique-t-elle alors qu’elle se prépare à briguer un nouveau mandat avec une liste dont 30 % des membres sont nouveaux.
Elle analyse l’absence d’opposition à ce stade par un bilan positif : « Peut-être avons-nous satisfait les attentes de nos concitoyens ». De plus, elle met en avant une « opposition constructive », avec des projets significatifs approuvés.
“Il faut un vrai statut de l’élu local”
Padovani aborde également le besoin d’un statut d’élu local plus solide : « C’est essentiel ». Elle déplore que concilier mandat et activité professionnelle soit souvent incompatible dans des communes comme la sienne : « Si vous perdez une élection, vous n’avez pas de revenu ». Elle conclut fermement : « Le statut de l’élu est impératif ».







