Les Écologistes-EELV de Montpellier ont décidé d'initier une consultation interne pour discuter de leur stratégie en vue des élections municipales prévues en mars 2026. L'objectif est de réévaluer collectivement l'orientation à adopter dans le cadre du Printemps montpelliérain, un événement clé pour la gauche locale.
Dans un communiqué, le groupe souligne que les derniers sondages montrent une faible popularité de leur liste, étant créditée de seulement 4 à 7 % selon diverses études. Cette situation engendre des préoccupations sur l'affaiblissement potentiel de la mobilisation des électeurs de gauche, stratégiques pour les scrutins à venir de 2026 et 2027.
Cette consultation permettra aux 400 membres locaux du parti de se prononcer sur la candidature de Jean-Louis Roumégas, même si cela n'est pas explicitement formulé comme tel. Ce processus semble également être influencé par les récents ralliements à la liste d'union menée par la députée LFI Nathalie Oziol, ce qui pose des questions sur l'unité de la gauche.
Jean-Louis Roumégas, qui devrait mener la liste écologiste, a récemment perdu sa co-cheffe de file, Julia Mignacca, ainsi que Kévin Hoareau, membre du parti Génération.s. Les raisons évoquées par ces départs incluent une impasse stratégique actuelle, avec des reproches portés à Roumégas pour sa méfiance envers la France Insoumise tout en cherchant des alliances au centre et avec des forces affiliées à la majorité présidentielle.
Lors des élections municipales de 2020, Roumégas avait déjà connu une défaite à la primaire d'EELV, remportée par Clothilde Ollier. Malgré tout, il s'était présenté avec une liste écologiste indépendante, témoignant de la complexité de la dynamique politique actuelle.







