Les relations entre l'Iran et les États-Unis sont à un tournant critique. Le président américain Donald Trump a déclaré que "le temps était compté" avant une potentielle attaque militaire, incitant Téhéran à mettre en garde contre une réponse « jamais vue » en cas d'attaque.
Les récentes manifestations en Iran, caractérisées par une répression sanglante, ont exacerbé un climat déjà tendu. Trump, par le biais de son réseau social Truth Social, a réitéré ses menaces d'attaques militaires, prévenant que les frappes prévues pourraient être "bien pires" que celles de juin dernier qui ont touché des installations nucléaires iraniennes.
« Il est essentiel qu’Iran engage un dialogue rapide et respectueux pour éviter l’escalade des conflits. »
Le sénateur républicain Marco Rubio a également indiqué que l'Iran était à son point le plus vulnérable, se disant convaincu que les manifestations finiront par reprendre. Cependant, le Délégation iranienne à l'ONU a rétorqué que Téhéran est prêt à défendre ses intérêts comme jamais auparavant, et a appelé les États-Unis à abandonner leurs "demandes excessives" et menaces militaires.
Parallèlement, la diplomatie continue d'opérer à plein régime. Le président iranien Massoud Pezeshkian a eu des discussions avec le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, tandis que le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a exprimé le soutien du Qatar à la désescalade des tensions. À ce sujet, le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a mis en garde contre le retour de la guerre.
Menaces et répression : la situation en Iran s'aggrave
En réponse à la pression croissante, Téhéran a averti que les pays voisins seraient considérés comme hostiles si leurs territoires étaient utilisés pour frapper l'Iran. Un responsable naval iranien a même évoqué un potentiel blocage du détroit d'Ormuz, un axe crucial pour le transit mondial de pétrole.
Le climat de répression à l'intérieur du pays est alarmant, avec des rapports indiquant que 6 221 personnes ont perdu la vie lors des récentes manifestations. Cela inclut 5 856 manifestants, mais également des membres des forces de sécurité et des passants. L'organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA) a précisé que plus de 17 000 décès supplémentaires pourraient également être documentés, alors que le nombre total d'arrestations dépasse 42 000.
Les États-Unis, pour leur part, semblent se préparer à des actions militaires, craignant un renforcement de l'Iran sur la scène internationale. Les diplomates travaillent donc d'arrache-pied pour minimiser les risques d'escalade. Toutefois, les avertissements de Téhéran mettent en évidence la fragilité de la situation actuelle et les risques inhérents à toute intervention extérieure.







