Les associations Global Earth Keeper et PAZ ont déjà recueilli plus de 18 800 signatures contre cet aquarium, ouvert en 2018 au centre commercial E.Leclerc de Sarrola-Carcopino, près d'Ajaccio.
« Ces poissons sont en prison ! » s'exclame Laurence Constantin, présidente de Global Earth Keeper en Corse. Déjà en 2017, l'annonce de ce projet avait provoqué une réaction forte, entraînant une première pétition qui avait récolté 28 000 signatures.
Près d'une décennie plus tard, l'aquarium, abritant requins, poissons tropicaux et divers types de raies, est toujours là. En collaboration avec PAZ, Laurence Constantin a donc lancé une nouvelle pétition, affirmant que la captivité ne répond pas aux besoins fondamentaux de ces animaux.
Au cours d'une semaine seulement, la pétition a suscité une adhésion rapide. « Il est crucial que cette pratique ne devienne pas une norme, c'est pourquoi nous souhaitons raviver ce débat public », ajoute-t-elle. Une autre raison invoquée est la découverte de documents de Brest Métropole, datant de 2022, qui mentionnent le transfert de deux requins-tigres vers l'aquarium de Sarrola-Carcopino, une information révélée par l'association PAZ et relayée par Le Parisien.
« Ce sont des êtres sensibles »
Un membre de l'association a récemment rapporté n'avoir vu qu'un seul requin dans l'aquarium, soulevant des interrogations sur le sort de l'autre. « Nous n'avons aucune transparence sur les soins prodigués à ces animaux, insiste Laurence Constantin. Ils ne sont pas de simples objets décoratifs, mais des êtres sensibles. »
En 2024, la préfecture de Corse-du-Sud avait déclaré au Corse-Matin que des contrôles réguliers assurant le bien-être animal étaient effectués, mais la direction du centre commercial n'a pas répondu aux requêtes des médias.







