Dans une déclaration qui fait couler beaucoup d'encre, le leader du parti La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé mercredi son souhait que les gazoducs Nord Stream soient «remis en route». Cette prise de position survient alors que la Russie, suite aux sanctions et au sabotages des infrastructures, a perdu sa place sur le marché européen du gaz.
Lors d'une conférence de plus d'une heure et demie devant des journalistes, élus et militants, le député insoumis a affirmé avec conviction : «Nous n'acceptons pas l'idée que nous soyons obligés d'acheter du gaz et du pétrole américains». En prônant un «non-alignement», Mélenchon insiste sur la nécessité d'un rétablissement des relations avec Moscou pour profiter d'une Europe plus autonome.
Régulièrement critiqué pour ses positions pro-russes depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, il a défié les accusations en rappelant : «Il est question de céder des territoires». Il a proposé que les voix des populations ukrainiennes soient entendues à travers un vote dans des zones comme le Donbass. Cette argumentation résonne avec l'idée d'une Europe «de l’Atlantique à l’Oural», un concept cher au général de Gaulle.
Défiant les valeurs traditionnelles, Mélenchon s'est exprimé avec un drapeau français et un drapeau de l'ONU, mais sans celui de l'Union Européenne. Il a ensuite évoqué la nécessité d'un partenariat avec des pays comme la Chine et l'Inde, qu'il qualifie certes de régimes non conformes à nos valeurs. «Jamais les conditions n'ont été aussi bonnes pour expliquer pourquoi le non-alignement rend nécessaire et possible un partenariat privilégié avec la Chine et avec l'Inde», a-t-il déclaré, tout en sachant que cela susciterait des critiques de la part de certains.
Cette déclaration de Mélenchon ouvre un débat complexe sur la géopolitique actuelle et les orientations possibles de la France, interrogeant les citoyens sur l’avenir de la diplomatie française et européenne. La question reste de savoir si ces propositions trouveront un écho favorable dans l’opinion publique.







