Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé des préoccupations grandissantes pour la droite et le centre lors de son intervention sur Franceinfo. À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, il a déclaré ne pas envisager sa famille politique se qualifier pour le second tour. Son élimination semble être le scénario "le plus probable" à ce stade, a-t-il affirmé.
"Je pense que nous faisons face à un risque considérable de ne pas accéder au second tour de l'élection présidentielle. Que dis-je, un risque d'une importance extrême", a déclaré le garde des Sceaux. Il envisage une confrontation entre Jordan Bardella ou Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon, avec une éventuelle victoire du Rassemblement national.
Et la droite et le centre dans tout cela? Ils seront "ni dans la majorité, ni auprès du prochain président de la République, ni dans l'opposition, puisque l'opposition sera alors LFI".
Gérald Darmanin déplore "la multiplication des candidats"
Pour le ministre, la situation est "particulièrement dramatique" dans son camp, citant la "désorganisation", la "multiplication des candidats" et un "manque de clarté concernant les attentes d'un programme présidentiel". La semaine dernière, il avait appelé à une désignation d'un candidat commun d'ici l'été, qu'il s'agisse d'une primaire ou d'une dynamique issue des sondages.
"Il reste encore du temps pour s'organiser", a-t-il ajouté, soulignant que ce temps se réduit considérablement. Il avertit que la situation actuelle pourrait compromettre leur présence dans le paysage politique d'ici 2027.
Quel destin pour Gérald Darmanin lui-même, qui pourrait, inconsciemment, être contrecarré par des figures comme Gabriel Attal ou Édouard Philippe? Pour l'heure, le ministre réaffirme son engagement au ministère de la Justice, tout en reconnaissant l'importance cruciale de s'intéresser à la dynamique politique à venir d'ici 2027.







