Mardi 10 février, les deux principaux candidats aux élections municipales de Marseille, Franck Allisio (RN) et Benoît Payan (maire sortant PS), se sont affrontés lors d'un débat sur France Inter.
Propreté, sécurité, écoles : ces sujets brûlants ont été au cœur des échanges entre les candidats lors de ce débat marquant. La propreté, un enjeu capital pour Marseille, a été l'un des principaux thèmes de friction entre le candidat du Rassemblement National, Franck Allisio, et le maire socialiste sortant, Benoît Payan.
Franck Allisio a exprimé sa frustration face à la situation actuelle, affirmant : "Les Marseillais n'en peuvent plus des tags sur les murs de la ville". Il a par la suite critiqué Benoît Payan : "Si vous n'êtes responsables de rien, il faut rester chez vous, M. Payan." Allisio a souligné que la solution à la crise des déchets passait par une augmentation des tournées de collecte et une meilleure verbalisation des infractions. Ses accusations ont été rapidement et vigoureusement réfutées par Payan, qui a déclaré : "Les fake news, ça suffit", selon les reportages de La Provence.
Police, sécurité et école à Marseille
Benoît Payan a réagi à ces critiques, les qualifiant d'"obsession sécuritaire" de son adversaire. "Nous devons reprendre la main sur la gestion de la propreté au niveau métropolitain", a-t-il argué, ajoutant qu'il serait crucial de renforcer les tournées de collecte et de rétablir une brigade de la propreté, disparue au fil des ans.
En matière de sécurité, Franck Allisio a détaillé ses propositions, promettant de tripler le nombre de policiers municipaux et d'implanter un poste de police dans chaque arrondissement. Benoît Payan a, quant à lui, annoncé l'augmentation notable du personnel policier municipal, passant de 390 agents à 803 au cours de son mandat. Sur le sujet des écoles, Allisio a critiqué le bilan de Payan, notant que seulement 26 des 188 écoles de la ville avaient été rénovées. En réponse, Payan a défendu son bilan : "J'ai construit 27 écoles durant ce mandat, plus qu'au cours des 25 années précédentes avant mon arrivée".







