Suite à la mort tragique de Quentin Deranque, un militant nationaliste, six individus ont été mis en examen pour "homicide volontaire" jeudi soir à Lyon. Un assistant du député de La France Insoumise, Raphaël Arnault, est également impliqué, accusé de "complicité".
L'assistant, Jacques-Elie Favrot, âgé de 25 ans, a été placé en détention provisoire. Son avocat, Me Bertrand Sayn, insiste sur le fait qu'il n'a pas infligé de coups ayant causé la mort de Quentin. Favrot aurait déclaré à l'enquête que l'incident n'était pas un guet-apens, mais un affrontement avec un groupe de militants d'extrême droite.
Parmi les suspects, Adrian Beysseyre, également un collaborateur d'Arnault, a été écroué. Selon son avocat, Me Benoît Courtin, il faisait partie de l'équipe du député jusqu'à peu avant l'incident. Tous les suspects, âgés de 20 à 26 ans, sont liés à la Jeune Garde, une organisation d'extrême gauche fondée par Raphaël Arnault.
Les policiers ont interpellé les suspects après un travail minutieux d'interrogation de témoins et d'analyse vidéo. Lors d'une conférence de presse, le procureur de Lyon, Thierry Dran, a expliqué que deux des suspects ont gardé le silence durant leur garde à vue, tandis que les autres ont reconnu leur présence sur les lieux de l'agression. Toutefois, tous nient l'intention meurtrière.
Ce drame s'est déroulé le 12 février, lorsque Quentin a été attaqué par plusieurs individus encagoulés alors qu'il assurait la sécurité lors d'une conférence menée par l'eurodéputée LFI, Rima Hassan. Blessé gravement, il a succombé à ses blessures quelques jours plus tard.
La famille de Quentin a demandé au public d'agir avec calme, alors qu'une marche en son hommage est prévue à Lyon. Le maire écologiste, Grégory Doucet, a sollicité l'interdiction de cette marche, jugée potentiellement dangereuse et alimentée par des réseaux d'extrême droite. La préfecture n’a pas encore tranché sur la question.
En déplacement en Inde, Emmanuel Macron a lancé un appel à la retenue, soulignant que la République n'accepte pas la violence sous toutes ses formes. Des critiques se concentrent sur La France Insoumise, à qui l'on reproche des liens avec la Jeune Garde, exacerbant les tensions politiques. Manuel Bompard, porte-parole de LFI, a rejeté les appels à la démission de Raphaël Arnault, soulignant qu'il ne pouvait pas être tenu responsable des actes de ses collaborateurs.







