Alors que le premier tour des élections municipales approche, les candidats Benoît Payan (Printemps marseillais), Martine Vassal (MoDem-Renaissance-Horizons-LR), Sébastien Delogu (LFI), et Franck Allisio (RN-UDR) se sont affrontés lors d’un débat organisé par BFMTV, en partenariat avec Le Figaro. Cette soirée, marquée par des échanges passionnés, a révélé les principales préoccupations des candidats concernant l’avenir de Marseille.
À moins de trois semaines du premier tour, l’ambiance était palpable, avec des enjeux qui risquent de redéfinir le paysage politique de la ville. Selon un sondage Elabe-Berger Levrault, une légère avance semble se dessiner pour Benoît Payan, sans écarter la possibilité d’une percée du RN, comme l'indique Le Figaro.
Le débat a vite été orienté vers des questions sensibles, dramatisées par la récente mort de Quentin, jeune étudiant nationaliste. Sébastien Delogu a tenté de désamorcer les attaques à ce sujet, tout en appelant à la justice, affirmant que les membres de la Jeune Garde devraient être considérés comme des «militants» non impliqués dans la violence.
Cependant, ses adversaires n'ont pas tardé à réagir. Franck Allisio a accusé l'extrême gauche d'être responsable de la mort de Quentin, tandis que Benoît Payan a insisté sur la nécessité de s’éloigner des questions politiques dans ce tragique contexte, plaidant pour un débat centré sur les enjeux locaux. Martine Vassal a également dénoncé les violences politiques, exigeant que des groupes comme les «antifas» soient qualifiés d’organisations terroristes.
Les préoccupations des Marseillais en matière de sécurité ont également été au cœur des discussions. Face à la montée de l’insécurité, Franck Allisio a promis de renforcer la police municipale, en doublant les effectifs et en augmentant le nombre de caméras de sécurité. Il a lancé un appel à l’État pour instaurer l’état d’urgence contre le narcotrafic, tandis que Sébastien Delogu a opposé sa vision : celle d’une police municipale orientée vers la communication et la prévention.
Le débat a également vu un échange vif entre Martine Vassal et Benoît Payan, ce dernier critiquant les chiffres avancés par sa concurrente concernant les effectifs policiers. Le ton a monté, avec des accusations d'inefficacité et de mensonge. Il est apparu que la tension monte à mesure que les candidats s'échangent des critiques sur leurs parcours et leurs engagements.
Côté sondages, il semble que Benoît Payan et Franck Allisio se livrent une lutte serrée pour le second tour, avec des chiffres qui laissent entrevoir des opportunités stratégiques pour les deux camps. Si Sébastien Delogu décidait de se retirer, la réélection de Payan serait plus probable, tandis qu'un soutien de sa part pourrait fortement compliquer les choses pour l'ensemble de la droite et de l’extrême droite. Allisio a même tendu la main à Vassal pour une union contre une potentielle victoire de la gauche, une proposition rejetée net par cette dernière.
Les récentes polémiques et les défis en matière de sécurité donneront le ton jusqu’au scrutin des 15 et 22 mars, et les habitants de Marseille suivront de près les stratégies et les argumentaires de chacun des candidats. Reste à voir qui sortira vainqueur d'une campagne déjà riche en rebondissements.







