En date du 19 février, l'Assemblée nationale du Venezuela a pleinement approuvé une loi d'amnistie, permettant la libération de nombreux détenus politiques. Cette décision intervient moins de deux mois après l'arrestation du président Nicolas Maduro, exposant une dynamique politique en pleine évolution sous la pression des États-Unis.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a déclaré lors de la promulgation de la loi : « Il faut savoir demander pardon et aussi recevoir le pardon ». Elle a souligné que cela représente une « nouvelle voie pour la politique au Venezuela ».
Promesse faite par Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée, la loi a été adoptée après de longues discussions intenses. L'assemblée a finalement applaudi l'unanimité de l'approbation, en particulier des articles faisant l'objet d'un vif débat précédemment.
Cette amnistie concerne des événements ayant eu lieu durant 13 périodes spécifiques de répression, mais elle ne couvre pas la période complète allant de 1999 à 2026, qui inclut les présidences de Hugo Chavez et Nicolas Maduro.
Notons que la loi exclut également toute personne ayant commis « des violations graves des droits de l'homme, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ». Cela pourrait signifier que de nombreux membres de l'opposition, comme Maria Corina Machado, pourraient ne pas bénéficier de cette amnistie malgré leur lutte politique.
Gonzalo Himiob, directeur de l’ONG Foro Penal, a mentionné que l’histoire se rédige actuellement avec cette loi, notant que des milliers de familles ont exprimé leurs espoirs en matière de libérations.
Les proches de détenus politiques, qui avaient enclenché une grève de la faim pour exiger des changements, ont mis fin à leur mouvement suite à l'adoption de la loi. Notamment, ces femmes, dont certaines avaient jeûné pendant plus de 136 heures, ont accueilli cette nouvelle avec soulagement.
Le débat législatif a eu lieu après la visite à Caracas du général Francis Donovan, représentant du commandement militaire américain pour la région. Ce rapprochement entre le Venezuela et les États-Unis pourrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques et politiques.
Delcy Rodriguez a manifesté sa volonté de réformer le système judiciaire et de renforcer les liens économiques en permettant une plus grande participation du secteur privé dans l'industrie pétrolière, ce qui témoigne d'une adaptation des stratégies politiques face aux attentes internationales.







