Le système d’entrée-sortie (EES) de l’Union européenne est en passe de remplacer les tampons manuels sur les passeports, engendrant des changements majeurs pour les voyageurs. D'ici l'été 2026, ce dispositif viendra transformer en profondeur l'expérience aux frontières dans les aéroports parisiens.
Cette réforme tant attendue est accueillie avec optimisme par le gestionnaire des aéroports de Paris. Ce dernier a annoncé son soutien à l'application des nouveaux contrôles automatisés après la saison estivale. Cependant, la mise en œuvre progressive du système connaît déjà des obstacles, selon les acteurs du secteur aérien.
Le système EES enregistrera automatiquement les informations et les données biométriques des passagers, incluses leurs dates d’entrée et de sortie, dans le but de surveiller les séjours prolongés et d'identifier les refus d'entrée. Ce déploiement a commencé en octobre dernier, avec une pleine fonctionnalité attendue le 10 avril, juste avant le coup d'envoi de la haute saison touristique.
Les données des passagers enregistrées automatiquement à l'entrée et à la sortie de l'UE
Le changement le plus conséquent se fera sentir lors du contrôle aux frontières : les tampons manuels sur les passeports disparaîtront. En leur lieu, le système EES recueillera de manière systématique les informations des passagers, y compris leurs données biométriques ainsi que les dates d’entrée et de sortie du territoire européen.
Selon des experts en sécurité des frontières, ce processus marquera un tournant dans la gestion des flux de voyageurs. Chaque passage sera désormais enregistré dans une base de données centralisée, facilitant ainsi le suivi administratif des étrangers et optimisant la lutte contre les dépassements de séjour. Les responsables officiels estiment que cette initiative permettra non seulement d'améliorer la sécurité, mais aussi de fluidifier le passage aux frontières, rendant ainsi le voyage plus agréable pour tous.







