Pour la première fois, Laurence des Cars, ex-directrice du musée du Louvre, revient sur les incidents marquants de son mandat, notamment le cambriolage spectaculaire qui a secoué l'institution. Lors d'une interview exclusive accordée à Léa Salamé dans le journal télévisé, elle évoque les opérations délicates qu'a dû gérer le musée récemment.
Après sa démission acceptée par Emmanuel Macron, Laurence des Cars a pris la parole pour aborder non seulement le vol tristement célèbre du 19 octobre, mais aussi les tensions engendrées par les grèves au sein du musée. "C'est une décision totalement personnelle", précise-t-elle, soulignant le besoin pressant de transformation au sein de l'institution.
Léa Salamé : Est-ce que votre démission résulte de pressions de l'extérieur ?
Laurence des Cars : Pas du tout. Avant tout, c'est une question de vision. Je suis partie car je ne pouvais plus concrétiser le renouveau que le Louvre nécessite. Après plusieurs mois de tempêtes, c'est en toute responsabilité que je décide de passer le relais.
Elle insiste sur l'importance de la rénovation envisagée, citant le projet "Louvre Nouvelle Renaissance" lancé par le président. "Nous devons éviter que le Louvre ne perde sa place parmi les grandes institutions mondiales", ajoute-t-elle.
Sur la question du cambriolage, Laurence des Cars prend la mesure de sa responsabilité. "J'accepte ma part des choses, mais il est essentiel de ne pas oublier que les véritables responsables courent toujours", déplore-t-elle, dénonçant les faiblesses institutionnelles qui, selon elle, n'ont pas été assez prises en compte.
Concernant le vol, elle commente : "Malheureusement, le temps a manqué pour mettre en œuvre les rénovations de sécurité nécessaires". Malgré tout, elle reste confiante en la capacité des enquêteurs à retrouver les objets précieux. "Je salue leur engagement, et j'espère sincèrement que les bijoux retrouveront un jour leur place au musée", conclut-elle avec optimisme.
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