La campagne municipale à Bordeaux, récemment marquée par une certaine quiétude, commence à s’intensifier grâce aux résultats de cette enquête. Pierre Hurmic, le maire sortant, conserve une position de leader, mais son assise reste fragile.
Le dernier sondage Ifop-Fiducial, réalisé pour « Sud Ouest », révèle des résultats intéressants. À moins de trois semaines du premier tour, Pierre Hurmic est crédité de 33 % des intentions de vote, suivi par Thomas Cazenave, député Renaissance, avec 25 %. L’économiste Philippe Dessertine, sans étiquette politique, recueille 15 %, tandis que Nordine Raymond, candidat Insoumis, accapare 12 %. Le score du Rassemblement National, avec Julie Rechagneux à sa tête, est de 7 %, et Philippe Poutou, représentant du NPA, obtient 5 %.
Analyse du soutien électoral
Cette photographie politique montre que Pierre Hurmic bénéficie d’un solide socle électoral, avec 76 % de certitude dans ses choix. De son côté, Cazenave affiche une forte présence au centre-droit, même si ce secteur reste compétitif. Philippe Dessertine, sans parti fixé, revendique un score remarquable pour un candidat inexpérimenté dans la course municipale.
En parallèle, la gauche radicale, regroupée autour d'une candidature LFI, semble conserver sa place avec Nordine Raymond atteignant 12 %. Notons que cette enquête a été effectuée après la mort tragique de Quentin Deranque, un militant identitaire, mettant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon sous pression.
Des enjeux d'alliances cruciaux
Les principales figures de la campagne sont à la croisée des chemins. Pour Pierre Hurmic, la possibilité d'une alliance avec LFI est d'ores et déjà écartée. Le maire insiste sur une transposition politique cohérente, affirmant : "Je ne changerai pas de cap en cours de route." De cette manière, Hurmic semble bien décidé à se présenter au second tour sans réserve de voix, sauf en cas de retournement improbable.
D'un autre côté, Philippe Dessertine devra envisager sa position face à Thomas Cazenave. Ce dernier, bien qu'affichant une volonté d'alliances potentielles, devra faire face à un dilemme crucial post-premier tour : se maintenir ou tirer sur la corde au profit d’une candidature centriste, ce qui renforcerait les chances de Hurmic.
Le sondage Ifop/Fiducial teste aussi l'éventualité d’un second tour face à des candidats variés. Les résultats suggèrent que le maire sortant pourrait l’emporter avec 34 %, contre 25 % pour Cazenave et 16 % pour Dessertine si nécessaire. Dans tous les cas, l’issue de ces élections promet d’être riche en rebondissements.
En conclusion, avec le tremblement des alliances politiques et les dynamiques électorales en constante évolution, les municipales à Bordeaux s'annoncent comme un terrain de jeu où rien n’est encore définitif.







