Le 25 février, le Premier ministre Sébastien Lecornu a triomphé de deux motions de censure, une de la France insoumise et l'autre du Rassemblement national. Alors que la première a rassemblé 108 voix, la seconde a totalisé 140, loin des 289 nécessaires pour renverser le gouvernement.
Ces motions visaient à contester la publication, par décret, de la stratégie énergétique du gouvernement. En amont, Lecornu avait insisté sur le besoin de respecter les institutions parlementaires, faisant de l'examen de ces motions un préalable à un éventuel remaniement ministériel. Dans ce contexte, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé son départ juste après l'échec des propositions, se consacrant ainsi à sa candidature pour la mairie de Paris.
D'un côté, la motion de censure portée par la France insoumise a vu une large partie du groupe écologiste se ranger à ses côtés, entraînant 29 députés sur 38 à voter pour. De l'autre, le Rassemblement national, soutenu par ses alliés, a essayé d'exploiter cette situation pour critiquer le gouvernement, certains membres des partis communistes et socialistes ayant également accordé leur soutien.
"Un désordre politique inutile", dénonce Sébastien Lecornu
Les orateurs des deux motions ont vivement critiqué le choix du gouvernement d'un décret au lieu d'une loi pour établir sa programmation pluriannuelle. Les désaccords sont profond sur la stratégie énergétique : le RN dénonce une "politique décroissante", tandis que la France insoumise accuse le gouvernement d'une "relance massive du nucléaire". Dans ce contexte, les défenseurs des énergies renouvelables appellent à un développement plus rapide, arguant que cela est crucial pour répondre aux enjeux climatiques.
Dans sa réponse, le Premier ministre a qualifié ces motions de "désordre politique inutile". "Renverser un gouvernement ne produira pas un mégawattheure", a-t-il insisté, rejetant les critiques du RN concernant les chiffres avancés et accusant la France insoumise de préférer importer des ressources au lieu d'optimiser la production d'énergie décarbonée en France.
Ces débats mettent en lumière les tempêtes politiques qui secouent le gouvernement en matière d'énergie, notamment face à des enjeux cruciaux comme la dépendance aux énergies fossiles et la transition écologique. L'échéance des prochaines élections municipales amplifie encore ces tensions, rendant la situation d'autant plus explosive. Selon des experts, comme Jean-Pierre Dubois de l'Institut de l'énergie et du climat, "la France doit trouver un équilibre entre ses engagements écologiques et ses réalités économiques, une tâche d'autant plus ardue dans ce climat politique agité".







